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8 oct. 2007

Des dates à retenir

Le dimanche 14 Octobre, le MCC d'Orléans est amené à se retrouver à Saint Paterne, à 11 h, pour une " messe de rentrée " suivie du verre de l'amitié et d'un repas partagé.

Le jeudi 15 Novembre, soirée sur la vie au travail co-organisée par le MCC dans le cadre de la "Visite Pastorale"; Pour préparer cette soirée, les membres du MCC du Loiret sont invités à réfléchir au thème de la mobilité autour des pistes suivantes :

VIE AU TRAVAIL
QUELS CHANGEMENTS A ORLEANS
« CHANCES ET / OU SOUFFRANCES »


1. Comment vit-on ses mutations sur Orléans et sur l’agglo ?

De choisir de vivre dans une région qui n’est pas la sienne : nous sommes de plus en plus nombreux à prendre une telle décision, qui suppose de s’attacher à un lieu où l’on a pas vécu, de s’acclimater, de s’intégrer, de tisser des liens….Comment, dans une ville d’adoption, avons-nous réussi à se créer de nouvelles racines ?


2. Mobilité géographique ?

Quitter sa région pour s’installer ailleurs est lié à l’évolution de notre société mais est-il facile de se déraciner même si c’est un choix réfléchi ?
Est-ce que cette nouvelle vie répondait à un besoin profond professionnel ou personnel ?
Avons-nous parfois le sentiment d’être accepté mais pas adopté ?


3. Mobilité professionnelle pour divers raisons : changement de poste, restructuration, licenciement…. ?

Placé dans la situation du petit nouveau, comment arriver à s’intégrer à un nouveau poste de travail ou de vie sachant que l’esprit de clocher règne dans le milieu d’une entreprise ou administration ?
Il faut parfois réussir à prouver que l’on n’est pas un touriste de passage qu’on veut vraiment se fixer.


4. Les mutations dans les organisations du travail à travers les projets ?

Même sans changement géographique, nous pouvons nous trouver en mutation à travers des organisations de travail dues à l’évolution technologique des équipements, à des restructurations d’équipe, à des centralisations….Et pourtant sans changer de région, nous subissons les difficultés d’une mutation professionnelle : perte de repères dans son travail quotidien, remise ne question de soi-même….

19 mars 2007

Visite pastorale

Pendant la visite pastorale, une équipe va travailler sur le monde du travail et les phénomènes qui l’entourent ( économie, entreprise, chômage etc …). Cet équipe sera constituée des mouvements qui placent le monde du travail au centre de leurs préoccupations (EDC, MCC, ACO, JOC …) mais aussi auprès des hommes et des femmes qui s’engagent dans le syndicalisme.

Le MCC est particulièrement heureux de participer à cette initiative et remercie l'équipe de pilotage et l'Evécher. Ce travail sera l'occasion de faire un point sur les préoccupations des chrétiens qui essaye de mettre leur Foi au coeur de leur vie. Elle permettra aussi d'avoir un regard qui aille au delà des lieux identifiés comme chrétien et qui cherche à s'adresser à une société plus que jamais en quête de sens.

Jean-François M. a répondu favorablement à notre appel et représentera notre mouvement pendant cette démarche. Qu'il en soit vivement remercié.

Pour tous renseignement, envoyez un mail à l'adresse mccloiret@yahoo.com. Nous ferons suivre...

18 mars 2007

Diversite et non-discimination

Le jeudi 22 mars, à 18 heures,
la faculté de droit-économie et gestion organise une conférence sur le thème
"Diversité, non-discrimination : les entreprises n'ont plus le choix !"
- Avec Marianne Naud, la directrice de la politique sociale d'AREVA qui a eu le prix diversité cette année remis par Azouz Begag,
- T. Cazenave de PSA
- P. Blancard, secrétaire nationale CFDT dans la métallurgie.
- Un vice président de SOS racisme (sous réserve).
Cette conférence sera orientée vers les nouveaux outils qui ne se limitent pas à chercher le coupable mais qui mettent en avant les bonnes pratiques.

Cette conférence est ouverte à toutes et à tous. Elle aura lieu à la faculté de Droit-Economie et Gestion, Amphi Révigny.

12 mars 2007

Le partage de compétences

Orléans Val de Loire Développement et la CCI du Loiret organisent un petit déjeuner-débat sur le thème :

Le partage des compétences

Avec la participation de :
Jean-Pierre Baille, Directeur du GDEL (Groupement Des Employeurs du Loiret),
Fabrice Pollet, dirigeant d’une entreprise du bâtiment,
Sylvia Arnoult, qualiticienne en temps partagé à la semaine entre deux entreprises.

Jeudi 15 mars 2007 de 8h30 à 10h
Centre d’Innovation - 16 rue Léonard de Vinci - 45074 Orléans
Inscription par courriel auprès de Stéphanie Besson
Merci à l'excellent blog d'Olivier de Brabois de nous avoir informé de ce conférence

27 févr. 2007

Grève à Techcity Orléans

TechcityDepuis hier, les salariés de Techcity sont en grève pour demander une augmentation salariale. Des négociations générales ont eu lieu mais elles ne leur ont pas permis d'obtenir une augmentation supérieure à l'inflation. D'où le déclenchement de ce mouvement social.

Techcity est une entreprise spécialisée dans les centres d'appels pour le support informatique. Les informaticiens ayant une culture très individualiste et des salaires souvent au dessus de la moyenne, à diplôme équivalent, il peut paraître étonnant de voir qu'à Techcity, ils sont syndiqués et en grève. Que se passes-t-il ?

Voici quelques éléments de compréhension: cette entreprise emploi de nombreux informaticiens débutants, sans expérience ni réel objectif professionnel. Au bout d'un moment, un certain nombre de personnes employé à Techcity se rendent compte qu'ils sont surqualifiés par rapport à leur emploi mais qu'ils n'ont pas vraiment d'expérience pour en trouver un autre.

Le travail des opérateurs consiste à répondre au téléphone à des usagers des services internet. Ces usagers étant souvent totalement néophytes, il est assez compliqué de les aider, surtout par téléphone. Pour que le service soit économiquement rentable pour Techcity, on demande aux opérateurs de passer le moins de temps possible par appel - sachez donc que chaque appel est minuté, y compris les quelques secondes passées par l'opérateur pour décompressé entre deux appels.

S'ensuit une tension de trois ordres :
- Le client n'est pas content parce qu'il a un problème
- La hiérarchie met les opérateurs sous pression pour "faire du chiffre" ou "atteindre les objectifs" (selon l'endroit où l'on se place)
- Les opérateurs sont coincés entre la nécessité et, souvent l'envie, d'aider le client et celle d'être rentable.

A ces frustrations viennent s'ajouter le fait que la délocalisation d'un centre d'appel est très facile à réaliser techniquement. Un nombre important de centres d'appel (notamment orléanais) sont déjà partis en Tunisie, au Sénégal, en République Tcheque, etc... En tant que chrétien, on peut se montrer heureux de créer ainsi de l'activité dans des payes qui en ont tant besoin. On peut aussi imaginer l'angoisse des jeunes de Techcity.

Enfin, la réputation des supports techniques des opérateurs internet, et récemment de celui de Noos (non géré par Techcity Orléans) est devenue telle que leur travail est complètement disqualifié. D'où une demande peu habituelle mais finalement prévisible. Au travers de l'augmentation salariale, les salariés de Techcity demandent sans doute bien plus...
Miguel Teixeira

22 févr. 2007

Le statut du travailleur : Tchat avec Jean Boissonat

Nous apprenons un peu tardivement cet évènement

jeudi 22 février, de 15h à 16h30,
Jean Boissonnat,
ancien président des Semaines Sociales de France de 1995-2000,
animera un chat sur la proposition 2 relative au statut du travailleur.

Ce chat aura lieu à l'adresse suivante : http://www.une-societe-plus-juste.org/offres/gestion/actus_91_936/chat-en-direct-avec-jean-boissonnat-sur-le-statut-du-travailleur-le-22-02-2007.html

Vous pouvez déjà vous y rendre pour poser vos questions.

2 févr. 2007

Karstadt cède Quelle France à Aurelius SA

Nous en parlions dans ce blog, l'entreprise allemande Karstadt souhaitait céder sa filiale française Quelle France (dont le siège social se trouve à Saran-45) à un repreneur. C'est chose faite : l'entreprise munichoise AURELIUS S.A. (ISIN : DE000A0JK2A8) va se porter acquéreur pour un montant resté confidentiel.

Le comité directeur de Karstadt a déclaré vouloir assurer un avenir stable à Quelle France au travers du choix d'Aurelius. "Nous sommes sûrs de mettre Quelle France entre de bonnes mains". Qui est la société Aurelius SA ? Pour le savoir, il faut aller sur les sites internet allemands.C'est une holding industrielle spécialisée dans les reprises d'activités. Quelles activités ? Ca dépend, leur spécialité, c'est la reprise, non l'activité cours de bourseSi Aurelius reprend Quelle France, c'est que "Malgré des défis actuellement existants dans le marché de vente par correspondance français nous voyons dans Quelle une entreprise avec beaucoup de potentiel et qui correspond très bien à notre alignement stratégique ». En 2006, Aurelius a multiplié les rachats et les fusions dans des secteurs divers ce qui a eu pour effet de doper sa capitalisation boursière.

Aurelius SAAvec 290 M€ de chiffre d'affaire, la filiale française assurait 4 % à 5% du chiffre d'affaire de la maison-mère, une goute d'eau. Elle emploie 800 personnes (et non 1500 comme le dit l'article de la république du centre qui reprend les chiffres d'avant le dépessage que nous avions évoqué précédemment). Karstadt recentre ses activités sur l'Europe de l'Est et Aurelius s'essaye à la VPC. Pendant ce temps, à Tourcoing et à Saran, il y a comme du flotement dans l'air. Aurelius n'est pas du métier mais dit vouloir investir pour rentabiliser l'entreprise. On ne sait pas trop quoi en penser...

30 janv. 2007

Surmenage, heures supplementaires et consequences

Prenons un peu de temps ensemble à propos du surmenage, heures supplémentaires et solidarités. Un sujet à multiples facettes, aussi je me propose de vous donner la parole dès que je vous aurai raconté mon voyage, mon expédition au pays du surmenage.

Surmenage et conséquences

Article proposé par Alain

21 janv. 2007

Star Wars et le management non participatif

Parodie Star Wars Mozinor
envoyé par BlacKoS43

Il y a presque 30 ans, Georges Lucas créait l'Episode IV de Star Wars que certains continuent d'appeler la Guerre des Etoiles :-). Aux travers d'internet et des blogs, on ne cesse d'analyser et de ré-interprêter cette double trilogie qui constitue la référence de toute une génération.

Voici un détournement parodique qui donne un point de vue interessant sur le management et le dialogue social. Pour savoir si le projet sera bouclé à temps, vous pouvez voir et revoir la saga , avec un regard différent (?).

Les CE sont des lieux où l'on se retrouve entre grandes personnes, âmes sensibles s'abstenir.

Toute ressemblance avec avec des situations ou personnages existants ou ayant existé est-elle vraiment fortuite ?...

Entreprise et enseignement, comment renforcer les liens ?

Métiers Entreprise et Formation

Lors de notre dernière réunion sur l'emploi et le travail des jeunes nos discutions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les liens entre le monde du travail et celui de l'enseignement. Nous en avons déduit que c'était un chantier prioritaire et que chacun y pouvait quelquechose.

L'AMEF regroupe des personnes du monde de l'entreprise et de la formation travaillant sur ce sujet. Le site de cette association donne des informations et des liens vers des ressources portant sur la formation en alternance, le tutorat, les stages, etc..

Un site à destination des entrepreneurs, des formateurs et des "apprenants".

19 janv. 2007

Pourquoi choisir entre travail et convictions ?

Vous cherchez à travailler dans une PME présente sur les 5 continents et investissant sur l'avenir ? Vous attachez de l'importance aux rapports humains et vous soutenez les actions de développement durable ?

Pourquoi choisir entre travail et convictions ?

Allez sur le site de la société Vergnet. Cette entreprise leader dans les éoliennes de moyenne capacité recherche 5 profils dans le commercial, la technique et la comptabilité !

Merci au blog économique de l'agglo de nous avoir fait découvrir cette entreprise.

10 janv. 2007

Faire un choix professionnel : continuer cette voie ou changer ?

Thème de réunion d'une équipe

Voir en conversant
- Quelles sont nos priorités ? (L’équilibre familial, le respect d’un engagement personnel, un attachement particulier à une région, à une vie associative, l’argent ….)
- Choisir c’est de toute façon laisser quelque chose, mais avons-nous déjà été amenés à regretter nos choix.
- Qui ou quoi à influencé ces choix. Voulions suivre l’exemple de quelqu’un.
- Avons-nous été présomptueux ?
- Ou au contraire sommes nous pleinement heureux des choix faits et avons-nous trouvé l’équilibre qui nous permet de nous réaliser pleinement.


Discerner avec le Christ
« Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bien, c e qui lui est agréable, ce qui est parfait.
Au nom de la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous : n’ayez pas de prétentions au-delà de ce qui est raisonnable, soyez assez raisonnables pour n’être pas prétentieux, chacun selon la mesure de foi que dieu lui a donnée en partage.
»
St Paul, Romains, 12 (2.3).

17 déc. 2006

Signez la charte pour l'emploi des jeunes de la JOC !

Jeunesse Ouvrière ChrétienneDepuis 18 mois, la JOC travaille activement sur le dossier de l'emploi des jeunes. Ceux qui ont assisté à notre journée d'octobre ont eu l'occasion de comprendre quel était l'engagement des membres de la JOC pour sensibiliser les différents acteurs et proposer de nouvelles pistes en vue de changer la situation de cette jeunesse en quête d'avenir.
Le résultat de leur travail se trouve dans leur Charte pour l'emploi des jeunes. Les jeunes de la JOC vont à présent porter cette charte partout où ils le pourront pour la faire signer par les jeunes, les membres de la société civile, les employeurs et les élus afin que tous travaillent dans le même sens.

Samedi 16 décembre de 10h à 17h,

la JOC tiendra un stand sur le parvis de la cathédrale d'Orléans
pour faire signer

la Charte pour l'emploi des jeunes.

Notre ami, Sylvain, de la JOC nous invite à venir leur rendre une petite visite. Allons à leur rencontre...

7 déc. 2006

Momo, le city reporter de France Bleu(e) Orleans

Momo le city reporter de France Bleue Orleans « Je suis sur mon scooter. Ce matin, il faut 5 minutes pour parcourir le Boulevard Rocheplatte, Vous qui êtes sur dans les embouteillages, il va falloir être patients ! »… « Je suis place du Matroi, à cette heure-ci il fait encore froid, il n’y a pas grand-monde… attendez, je vois passer quelqu’un, je vais essayer de l’interviewer… Bonjour Monsieur, qu’est-ce que vous faites tout seul ici ? »

C’est Momo, le city reporter de France Bleu(e) Orléans (100.9 FM). Un petit jeune issu de l’Argonne, « quartier sensible ». Il va à la rencontre des orléanais pourtant réputés austères. Ceux des quartiers, ceux des belles rues. C’est un jeune issu de l’immigration qui n’a pas fait beaucoup d’études mais qui "en veut" et arrive à créer du lien dans cette ville qui parfois en a tant besoin.


Le journal Le Monde consacre une pleine page à un « portrait sensible » de Momo.

Un jeune beur en contrat précaire ou un vrai journaliste qui sait faire parler ceux qui n’ont jamais la parole ?

Ecoutez Mohamed Bouqriti toutes les demi-heures, le matin sur France Bleu(e) Orléans

6 déc. 2006

Pénurie d'anesthésistes au CHR D'Orleans

Anesthésistes et chirurgiens Dans son édition du 6 décembre, La République du Centre faisait sa Une sur la subite pénurie d'anesthésistes au CHR d'Orléans.

Le problème du nombre d'anesthésistes n'est pas nouveau : cette profession est désertée par les jeunes. Si l'on reconnaît les mérites d'un bon chirurgien, on ne parlera que des fautes de l'anesthésiste. Ses responsabilités sont énormes. Dans une société qui a tendance à se judiciariser un peu plus chaque jour, il faut avoir la foi pour continuer, jour après jour, à endormir puis réveiller les malades... De plus, les gardes (3 à 5 par mois) ou les astreintes (6 à 11 par mois) rendent leur vie de famille problématique. A cela viennent s'ajouter les numerus clausus qui font qu'aujourd'hui, ce métier pourtant capital pour la santé public n'attire pas des jeunes qui voient les amis passer aux 35 heures et partir régulièrement en WE prolongés. Depuis les années 2000, la profession gronde, se met en grève régulièrement, etc... Elle n'arrive visiblement pas à se faire entendre.

On en arrive donc à Orléans à cette situations absurde qui consiste à avoir des blocs opératoires ultramodernes mais pas d'anesthésistes. Un des membres MCC d'Orléans, anesthésiste libéral, a préféré quitter le département pour partir travailler ... à Genève ! Exercer en France, disait-il, n'était plus possible. Certains d'entre nous ont pensé que peut-être, il exagérait un peu. En lisant la République du Centre de ce mercredi, on peut se demander si le combat des anesthésistes n'était que corporatiste ou s'il ne pose pas des questions importantes pour notre société. Au travers de la question de la profession choisie par les jeunes et par les numerus clausus, il y a aussi celle de la qualité des soins, du rapport entre malade et soignant, celui de la reconnaissance, des conditions de travail et de la place pour la vie de famille.

Cet été, l'Union des Chirurgiens De France nous interpellait au travers d'une campagne d'affichage : "Si certaines disparitions seraient souhaitables, d'autres seraient regrettables, et d'autres REDOUTABLES. Par qui serez-vous opéré demain ?" Campagne corporatiste ou vrai débat de société ?

15 nov. 2006

La fidelite en entreprise

Thème de réunion d'une équipe (JP)

Des personnes de la génération de nos parents ou grands-parents pouvaient exercer l’ensemble de leur vie professionnelle au sein d’une même entreprise, souvent « paternaliste ».

Depuis quelques décennies, l’environnement économique, politique, législatif est constamment en mouvement, les entreprises s’adaptent, évoluent, les hommes et les femmes aussi. Il est de plus en plus rare de se voir travailler au sein d’une même société ; ce qui a des impacts sur la progression professionnelle (mutation , chômage, reconversion…) et la vie personnelle (mutation géographique…).

Est-ce que la fidélité de l’entreprise vers ses employés, mais aussi, des employés vers leur entreprise existe toujours ?


Voir en conversant

• Quels rapports ai-je vis-à-vis de mon employeur ? Est-ce que je considère ma carrière dans une perspective à court, moyen ou long terme ?

• Suis-je prêt à suivre les décisions, les orientations de mon entreprise quoiqu’il en soit ? Quelle(s) limite(s) me suis-je imposée(s) ?

• Ai-je déjà trahi ou été trahi(e) par mon employeur (renoncement aux promesses, non respect des valeurs de l’entreprise…) ?

• Comment faire progresser les hommes et les femmes, les faire travailler dans un environnement qui peut être sans perspective pour eux (elles) ? Quelle est ma réaction vis-à-vis de ma hiérarchie ou de mes subordonnés ?

16 oct. 2006

L' emploi et le travail des jeunes - La Republique du Centre

"en tant que Mouvement d'Eglise le MCC a pour vocation de contribuer aux débats concernant les évolutions de nos sociétés"
Charte du MCC

Article de la République du Centre du 16 octobre 2006


l'emploi et le travail des jeunes

Lien vers le site de LaRep
Lien vers le blog de LaRep

13 mai 2006

Soirée au congrès de Marseille

C'est l'heure du diner.

Le MCC est un mouvement nationnal : autour de la table, des équipiers d'Orléans, d'Angers, de Montpellier et d'Avignon

Un jeune prêtre accompagnateur nous parle de son heure passée à l'Oratoire. Des dirigeants d'entreprise apportent leurs décisions pour les mettre sous le regard de Dieu : "Je ne vous donne pas les détails mais vraiment, y'en a qui ont la foi. C'est beau !"

MCC region Centre Sacrées discutions en région Centre !...

A quoi reconnait-on un responsable régional ? Il a enlevé son ruban bleu pour manger !

MCC chateauroux On rigole bien du côté de Chateauroux...

Le monsieur de gauche trouve qu'il a l'air ridicule avec son ruban autour du cou...



Sketch UP La compagnie Sketch'Up nous joue une pièce de théatre social sur le monde du travail.
Spécialement créée pour l'occasion, cette pièce fera date dans l'histoire des congrès MCC

Sketch UP Présentation de la méthode de management d'un DG imaginaire
"La méthode barbecue : toujours sur le grill !"

Soiree JP MCC Fin de soirée des JPs : on danse jusqu'à 1 heure du matin

2 mars 2006

Propositions inter-mouvements JOC, MCC, MRJC sur l'emploi et le travail des jeunes

oOo

Mars 2006

Ce document présente les réflexions menées conjointement par trois mouvements d'Eglise et d'action catholique travaillant sur la question de l'emploi et du travail des jeunes. Ce travail a été mené à l'invitation de la Commission Sociale des Evêques de France :
la JOC : la Jeunesse Ouvrière Chrétienne est une association d'éducation populaire qui oeuvre à l'insertion des jeunes dans la société et dans la vie. Depuis 1927, elle propose à ces jeunes des milieux populaires de se rassembler et leur offre les moyens concrets de mettre en oeuvre des projets qu'ils ont définis entre eux. Animée par les jeunes eux-mêmes, la JOC lutte contre leur exclusion et vise à favoriser leur autonomisation en développant des solidarités actives. La JOC compte 10 000 adhérents et rejoint 30 000 jeunes de 15 à 30 ans en France. Elle compte 120 fédérations locales.
le MCC : le Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants est un mouvement qui regroupe environ 6 000 membres en France dont 1/3 de Jeunes Professionnels (JP) âgés de 23 à 35 ans. Il repose principalement sur la vie d'équipe : composée d'une dizaine de membres, l'équipe se réunit une fois par mois pour réfléchir sur des thèmes en lien avec les expériences de ses membres dans le cadre de leurs responsabilités professionnelles, associatives, familiales et citoyennes.
le MRJC : le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne) est un mouvement qui rejoint environ 15 000 jeunes en France âgés de 15 à 30 ans. Il compte 80 jeunes animateurs salariés. Le MRJC, organisé du local à l'international, géré et animé par des jeunes, joue un rôle de sensibilisation, de formation à l'analyse et à l'action. Il permet aux jeunes d'analyser la société, de la comprendre, de se former et de s'organiser collectivement pour agir. Nous agissons principalement sur 3 champs : l'emploi, l'école et l'agriculture. Dans ce cadre, 100 000 journées de formation et 400 séjours éducatifs sont organisés.

Après une première partie qui exposera la vison du travail que porte les trois mouvements, nous proposerons des éléments de réflexions et des pistes d'action autour de trois grandes thématiques :
- Orientation et emploi
- Vie active et travail
- Intégration dans le monde du travail



Sommaire



1 Rôle et place du travail
1.1 Le travail au coeur d'un projet de vie à bâtir
1.2 Le travail, lieu d'une reconnaissance sociale et source d'un engagement citoyen.
1.3 Le travail, lieu de construction et de développement de l'individu.
1.4 CPE : incertitude et défiance au lieu de perspectives et confiance.
2 Orientation et emploi
2.1 Connaissance du territoire et des perspectives qu'il offre.
2.2 Apprendre à se connaître soi-même.
2.3 Décloisonner le monde scolaire et le monde économique.
3 Vie active et emploi
3.1 Stages et premiers contacts avec la vie professionnelle.
3.2 Visibilité des entités qui peuvent aider les jeunes.
3.3 Connaissance du monde du travail
3.4 Formation à la recherche d'emploi
3.5 Mobilité et territoires.
4 Intégration dans le monde du travail
5 Synthèse de nos propositions pour permettre aux jeunes une construction structurée et structurante de leur projet professionnel et contribuer à la sécurisation des parcours.
6 Conclusion.
7 Annexe : Constitution du groupe de travail


1 Rôle et place du travail


Au-delà des propositions de moyens et de pistes concrètes, il nous semblait important de nous interroger sur ce qui fondait notre réflexion : ce que nous attendions de l'emploi, ce qui nous semble être le rôle qu'il doit jouer dans la vie d'une société et d'un individu.

1.1 Le travail au coeur d'un projet de vie à bâtir


En accord avec les autres mouvements, le MRJC indique que ce qui semble important, c'est de ne pas isoler la question du travail, mais de la considérer comme intégrée dans la vie de la personne. Limiter la question à l'intégration dans l'entreprise est trop réducteur. Il s'agit bien ici de s'interroger sur l'intégration de la personne dans un tissu économique et social, et sur la manière de bâtir une citoyenneté.
Ce parcours de citoyenneté passe par l'éducation à l'autonomie et au choix : la cohérence dans la vie d'un individu repose sur la capacité à mûrir un projet professionnel, sans subir le diktat d'orientations scolaires trop vite décidées. Le travail doit pouvoir d'une manière ou d'une autre correspondre aux rêves que porte la personne, même s'ils doivent être parfois ajustés avec la réalité des compétences et du monde du travail. A cet égard, les témoignages d'aînés apportent un éclairage souvent formateur. Ces formes de parrainage, malheureusement trop rares, restent à encourager pour aider les plus jeunes à mûrir leurs projets.
Cette éducation doit aussi faire prendre conscience au jeune que si le travail peut être une source d'épanouissement, il est tout autant le lieu d'un engagement, mû par l'envie de faire avec d'autres, d'être utile et de porter un projet ambitieux pour faire avancer l'homme. Il ne peut donc pas être dissocié des autres engagements que peut avoir l'individu hors de son cadre professionnel.

1.2 Le travail, lieu d'une reconnaissance sociale et source d'un engagement citoyen


Par ailleurs, la reconnaissance sociale, l'identification dans un milieu ou un territoire restreint repose encore beaucoup sur la profession exercée. Au-delà de l'autonomie que procure la rémunération perçue, le travail donne donc une certaine stature sociale, qui permet de tenir d'autres engagements : politiques, associatifs, syndicaux... parce que la personne est sûre de sa place dans la société. Ceci nécessite d'avoir une visibilité minimum (de l'ordre de 2 à 3 ans) pour pouvoir s'engager pleinement (cf en particulier les mandats des élus qui sont au minimum de 5 ans). Les synergies entre ces engagements associatifs et professionnels ne nous semblent pas suffisamment développés : comment valoriser les acquis de ces expériences associatives dans un contexte professionnel ? Certaines entreprises favorisent cet engagement, mais il semble utopique actuellement d'ajouter ce critère lors de la recherche d'emploi. Il est à noter qu'à cet égard, il est souvent difficile pour le jeune travailleur de faire valoir ses droits pour des engagements associatifs (congé associatif par exemple).




1.3 Le travail, lieu de construction et de développement de l'individu


Le travail est également le lieu d'une construction pour l'individu. Il est important de garantir ses chances de progresser et d'approfondir son métier ou de se former aux évolutions de la société. Trop souvent, l'individu reste bloquer dans sa formation ou son diplôme initiaux, tant du fait des entreprises, qui refusent de prendre des risques et qui définissent des évolutions de carrière conventionnelles, que du fait de l'individu lui-même qui n'est pas toujours en mesure de valoriser ses expériences, aussi bien professionnelles que personnelles. Permettre aux jeunes d'identifier et de valoriser les compétences acquises hors de l'école ou du monde du travail pourrait contribuer à nourrir leur projet professionnel.
Même si comme nous l'avons vu, le travail joue un rôle essentiel pour l'individu, nous sommes étonnés par la sacralisation que fait la société dans son ensemble du CDI. Certes, les entreprises qui veulent préserver une grande flexibilité rechignent à embaucher leur personnel en CDI et ont recours à des contrats qui instaurent une grande précarité, mais les banques ou les loueurs de logement sont tout aussi frileux et n'accordent pas de financement ou d'appartement à des personnes en contrat précaire. A notre sens, si les contrats évoluent, le reste de la société doit donc avancer de manière cohérente de telle sorte que les individus ne soient pas victimes d'une « double peine » : ni travail, ni logement. Toute mesure visant à assouplir les contrats de travail actuels doit donc s'accompagner de communication, d'information et de motivation financière pour aider à l'évolution des mentalités.

1.4 CPE : incertitude et défiance au lieu de perspectives et confiance


Les trois mouvements réagissent sur le CPE (Contrat Première Embauche), mis en place par le gouvernement peu après la rencontre du mois de janvier avec le ministre du travail.
Il y a unanimité pour dire que ce contrat instaure une trop grande incertitude pour les jeunes, sans contrepartie réellement engageante de l'entreprise à leur égard. D'une manière perverse, il ne repose pas sur la confiance faite aux jeunes et à leurs compétences et savoir-faire acquis durant leur formation, mais sur le risque que l'entreprise prend en les embauchant. Quelle répercussion un tel renversement de perspectives peut avoir sur l'évolution de la société ?
Par ailleurs, il constitue une atteinte à l'emploi durable, et s'inscrit dans une dynamique de brièveté de l'engagement, ce qui permettra moins aisément le renouvellement du monde syndical.
Alors que le peu d'engagement des jeunes tant au niveau citoyen, associatif, syndical, que familial est souvent regretté dans la société actuelle, ces mesures, marquées par le manque de visibilité sur l'avenir, ne peuvent qu'accentuer ces phénomènes.
Nous pensons également que l'absence de nécessité de formuler une cause sérieuse pour notifier le licenciement laisse les jeunes démunis devant un échec. Cela peut perturber la future réinsertion tout autant que le processus serein d'analyse de cet échec qui permettrait d'éviter de renouveler certaines erreurs dans le futur.
Enfin, nous nous interrogeons sur la nécessité de créer des solutions sur mesure pour les jeunes, ce qui d'une manière indirecte, implique qu'il est nécessaire d'avoir des mesures dédiées aux jeunes et donc constitue des freins psychologiques pour des embauches sans avantages. C'est plutôt l'ensemble des processus qu'il faudrait réadapter, en favorisant notamment les parcours sécurisés dans un monde précaire.

2 Orientation et emploi


2.1 Connaissance du territoire et des perspectives qu'il offre


Sur la question de l'orientation, il nous est paru essentiel de donner rapidement tous les éléments fondamentaux pour construire un projet professionnel réfléchi.
Il nous semble important de développer chez les plus jeunes une connaissance réaliste des potentialités du territoire sur lequel ils vivent. Une enquête réalisée dans le sud de l'Indre auprès de lycéens montrent que 90% des jeunes n'ont aucune idée de l'activité économique et du type d'emploi existant sur leur territoire. Le milieu associatif et syndical a ici un rôle important à jouer : apprendre à monter des projets ou des actions au service d'un village ou d'un quartier. C'est aussi en favorisant l'ouverture de l'école sur un territoire (souvent lieu pivot, particulièrement en milieu rural), par le biais de stages, de rencontres d'expériences, d'acteurs du territoire...
Par ailleurs, il semble important de pouvoir apprivoiser les lieux institutionnels de recherche d'emploi, comme l'ANPE par exemple. Des actions simples proposées aux classes pourraient être envisagées : visite d'une agence ANPE, et recherche des métiers proposés sur le bassin d'emploi.

2.2 Apprendre à se connaître soi-même


Il est essentiel de sortir de la vision technique de l'orientation : dans les centres d'orientation ou les brochures adaptées, on se contente de montrer et de décrire des métiers, sans donner suffisamment de relief et de réalité. Cela ne permet par forcément aux jeunes de se déterminer, surtout lorsqu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils veulent faire.
Tout au long de leur formation, les jeunes devraient être aidés par un travail d'évaluation et de bilan des expériences acquises, sous un regard indépendant de celui porté par la famille. Cette évaluation pourrait alors devenir un réflexe de telle sorte qu'ils puissent faire évoluer leur parcours à tout moment de leur carrière, indépendamment de leur formation initiale. Ils sauraient alors se vendre et mettre en avant les compétences acquises. L'enseignement en lui-même ne permet pas d'acquérir une bonne connaissance de soi, et ce sont souvent les engagements extérieurs : associations sportives, religieuses, scoutisme... qui permettent à quelques-uns de trouver des espaces où ils peuvent apprendre à mieux se connaître. Cette chance devrait être offerte à tous, par le biais de l'école. Par ailleurs, ces « bilans des compétences acquises »[1] pourraient suivre les jeunes tout au long de leur scolarité, à l'instar de leur dossier scolaire. Cela est d'autant plus nécessaire que la lisibilité des diplômes n'est pas toujours très explicite pour les employeurs, et qu'il est donc nécessaire pour les jeunes de mettre en avant leur savoir-être bien avant leur savoir-faire.

Proposition de la JOC
Favoriser l'utilisation d'un outil déjà existant : « Le passeport de l'engagement » à l'initiative du programme « Envie d'agir » (www.enviedagir.fr)
Ce passeport a pour but de rendre les jeunes autonomes et acteurs dans leur propre reconnaissance. En leur permettant notamment d'obtenir, par exemple dans le cadre d'une recherche d'emploi, une reconnaissance d'aptitudes ou de compétences acquises à l'occasion d'activités sociales. Il peut également contribuer à l'élaboration d'un dossier de validation des acquis de l'expérience (VAE).

2.3 Décloisonner le monde scolaire et le monde économique


L'école est un lieu pivot, qui doit s'ouvrir davantage au monde de l'entreprise : témoignage de parents d'élèves, journées consacrées à la recherche d'un métier, à la création ou à la reprise d'entreprise... Un certain nombre d'actions est en effet à entreprendre avant que les jeunes ne soient complètement exclus du système et des dispositifs adaptés.
Une bonne adéquation des études à la profession visée reste nécessaire. En effet, les cadres pour continuer à se former quoique élargis ces dernières années, impliquent encore des sacrifices importants (notamment financiers) pour les personnes qui souhaitent en bénéficier. Il nous semble ainsi essentiel de mettre en cohérence les politiques et les moyens alloués à cette volonté de développer des compétences tout au long de la vie.

...
Le développement progressif de la validation des acquis de l'expérience va dans ce sens. Elle contribue à casser la représentation, fortement ancrée en France, selon laquelle toutes les connaissances doivent être acquises en début de vie. Mais il faudrait également assurer une plus grande continuité entre formation initiale et formation continue. Faute d'être assurés de pouvoir reprendre un jour un cycle d'étude dans l'enseignement supérieur, les jeunes en difficulté à l'université préfèrent parfois s'accrocher, quitte à obtenir, après plusieurs années, un diplôme peu « monnayable » sur le marché du travail, plutôt que de s'inscrire dans une autre voie de réussite et revenir ensuite vers des apprentissages plus formels.
Aller dans ce sens engage la responsabilité des entreprises et des partenaires sociaux.
Malgré les intentions affichées dans ce domaine, la formation continue permet rarement de tels parcours.
Le congé individuel de formation pourrait servir à aménager ces parcours. Ses limites, notamment financières, conduisent le plus souvent à écarter des demandes de ce type au profit de situations légitimement considérées comme plus urgentes : personnes fragilisées dans leur emploi, salariés ne disposant d'aucune qualification...

Extrait du rapport du groupe de travail présidé par Henri Proglio, PDG du groupe Veolia Environnement p.17

Enfin, la communication de la part des différents acteurs de cette formation tout au long de la vie doit être développée : les dispositifs existant sont encore très mal connus des salariés.

Dans l'enquête menée par la JOC en décembre 2005 des chiffres confirment ces affirmations : les 31 000 jeunes interrogés ont très largement une bonne opinion sur la VAE, le CIF et le DIF. Mais près de la moitié des jeunes interrogés méconnaissent ces dispositifs, dont 44 % sont des actifs.

Les centres d'apprentissages (universités, lycées, écoles, CFA...) doivent également être porteurs de projets de formation continue afin que les jeunes prennent conscience très tôt que cette formation initiale qui peut conditionner leurs premières années de vie professionnelle n'est pas une voie de garage et qu'avec une certaine volonté, ils peuvent reprendre des études pour évoluer vers d'autres métiers.
Par ailleurs il semble important que des professionnels siègent dans les comités de programmes des écoles et université pour donner un regard sur la formation qui y est dispensée et essayer de porter les besoins des entreprises et des bassins d'emploi concernés. Il serait bon également d'intégrer dès le lycée des heures de cours dispensées par des professionnels.
Enfin, l'orientation est encore trop souvent décidée sur des questions de moyens des familles.

Pour 29 % des jeunes qui regrettent des choix d'orientation, c'est la situation financière qui ne permettait pas de faire d'autres choix.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

Il est essentiel de décloisonner le débat et de ne pas limiter la réflexion au seul ministère du travail, mais de l'étendre, entre autres, au ministère de l'éducation.

3 Vie active et emploi


3.1 Stages et premiers contacts avec la vie professionnelle


Le stage est une des meilleures opportunités de rencontre entre le jeune et le milieu de l'entreprise. Il faut néanmoins que ce stage soit clairement défini tant au niveau de l'entreprise qu'au niveau du responsable de la formation. Le stage a pour vocation de faire découvrir différentes fonctions dans l'entreprise. Il est essentiel de bien accueillir les stagiaires ou les apprentis, lors de ce premier contact avec le monde professionnel. Il est assez frappant de voir qu'en France, un temps de test sur des tâches sans valeur est souvent nécessaire avant que le stagiaire accède à des activités plus valorisantes et valorisables.

29 % des stagiaires et 39 % des apprentis déclarent qu'on leur donne des tâches que personne n'a envie de faire et n'apprennent rien d'intéressant.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

La situation semble différente dans les pays nordiques où l'on fait confiance aux jeunes sur une mission bien précise adaptée à leurs capacités.

Le temps du retour de stage et du partage d'expérience avec des formateurs ou avec des pairs devrait être plus développé : il permettrait ainsi d'élargir le panel d'entreprises connues par les jeunes tout en favorisant le partage autour des difficultés qui peuvent apparaître dans le monde de l'entreprise, pour ancrer cette connaissance dans une certaine réalité.
Chaque stagiaire ou apprenti devrait également bénéficier avant son stage ou sa mission d'une formation minimum sur ses droits et sur les recours qu'il peut avoir en cas d'abus.

85 % des apprentis interrogés ignorent le changement de statut des apprentis en « apprentis étudiants des métiers »
85 % des jeunes estiment que la formation scolaire doit permettre de connaître ses droits en tant que citoyen et travailleur. 39 % pensent que leur formation scolaire le leur a effectivement permis.
Parce qu'ils ne connaissent par leurs droits, les jeunes ont des difficultés à les faire valoir.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

3.2 Visibilité des entités qui peuvent aider les jeunes


La JOC s'interroge par exemple sur les moyens qu'ont les DDTEFP (direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) pour mener leurs missions de conseil ? Elles sont souvent peu connues des jeunes et n'ont aucun moyen de se rendre visible auprès de la population active.

Par ailleurs, les disparités territoriales au niveau des missions portées par les maisons de l'emploi nuisent à leur visibilité auprès des publics qu'elles visent. Un travail de cohérence au niveau national devrait être mené afin de simplifier le paysage de ces institutions. Elles doivent néanmoins rester le plus proche possible du territoire qu'elles couvrent, et mener des actions de communication : bus circulant dans les villages pour présenter missions et moyens, actions auprès des jeunes en contrats saisonniers...
Le tissu associatif pour l'insertion professionnelle est très dense. Néanmoins, la connaissance de ces associations est souvent le fait des réseaux de connaissances ou du hasard. La communication de ces associations auprès des jeunes et des entreprises pourrait être favorisée au moyen de forums, ou via les maisons de l'emploi.

La reprise d'activité est un défi à relever. Dans la décennie à venir, c'est environ 30 % des chefs d'entreprises (massivement de PME, entreprises du commerce et de l'artisanat) qui céderont leur activité. Pour favoriser la reprise d'entreprise, nous pouvons citer deux expériences existantes :
ü L'association EGEE : L'un de leur objectif est d'accompagner des personnes dans la reprise d'une activité économique. Ce sont des bénévoles (souvent des chefs d'entreprises à la retraite) qui offrent leur compétence à des repreneurs n'ayant pas les moyens financiers de payer un consultant.
ü Le programme TERRIAM : C'est un programme mis en place sur plusieurs territoires pour favoriser la transmission d'exploitations agricoles. Il permet d'accompagner le cédant et le repreneur de l'activité agricole (exemple dans l'Indre mené par les CIVAM du Valençay).

3.3 Connaissance du monde du travail


Dans la perspective de développer une meilleure connaissance du monde de l'entreprise, le MCC propose de favoriser dans les universités (à l'instar de ce qui peut se faire dans les écoles d'ingénieurs) les « junior entreprises », qui sont des associations qui offrent, contre rémunération, les services des étudiants pour répondre à des demandes ponctuelles émanant d'entreprises ou d'associations. Tout en apportant des compléments de revenus aux étudiants, elles lui donnent la possibilité de se confronter au monde de l'entreprise, de développer un réseau de connaissances, de travailler avec d'autres...

Bien que le travail en projet soit le mode de fonctionnement courant des entreprises actuellement, il est fort peu développé durant les études primaires, secondaires et supérieures. A côté de l'évaluation des compétences propres de l'individu, il faudrait développer ses aptitudes à travailler en commun avec d'autres. Un tel travail aurait des répercutions positives sur la lutte contre l'échec scolaire, car le travail en groupe permet une reconnaissance par les autres sur des compétences qui ne sont pas celles qui sont habituellement évaluées.

3.4 Formation à la recherche d'emploi


Il serait bon de développer de façon systématique dans l'enseignement un module destiné à préparer les jeunes à la recherche d'emploi et au monde de l'entreprise :
- Donner des outils pour faire un CV et une lettre de motivation
- Faire un entretien type, de préférence filmé afin que le jeune puisse corriger ses principaux défauts et puisse voir l'image qu'il renvoie aux autres
- Apprendre à structurer un réseau relationnel au cours des études (exemple simple : garder systématiquement les contacts pris lors des stages / simples entretiens)
- Donner des adresses utiles
- Présenter des métiers types de l'entreprise mais aussi l'évolution de carrière qui s'en suit afin de motiver les jeunes.

A côté de ces modules qui visent l'intégration rapide du jeune dans le milieu professionnel, il est bon de préparer les jeunes diplômés, non pas à l'idée du chômage mais à sa perspective à court ou moyen terme et dans ce cadre, de travailler sur les outils, les moyens pour y faire face dans de bonnes conditions. L'isolement et la dévalorisation de soi auxquels peuvent conduire des périodes de chômages longues après des études laborieuses sont en effet des handicaps lors des premiers entretiens décrochés. Dans le même sens, il est nécessaire de favoriser les rencontres entre chercheurs d'emploi : proposition de groupes de travail plus systématique. Ceci permet en particulier aux jeunes de se constituer un réseau et de garder confiance dans leurs capacités relationnelles, souvent mises à mal après un licenciement ou une longue période de recherche.

3.5 Mobilité et territoires


Sur la question de la mobilité, nous nous sommes demandé s'il était normal que tous les emplois soient concentrés dans les mêmes centres économiques, en dépit des politiques de développement des territoires, le monde rural devenant un lieu dortoir. Une grande part de l'énergie se consume dans des temps de transport trop longs, le lieu de travail perd sa qualité de lieu socialisant...
Par ailleurs, beaucoup d'entreprises tirent leur parti du célibat géographique dans la mesure où l'employé est beaucoup plus disponible durant sa semaine loin de sa famille... Dans ce cadre, il faudrait obliger les entreprises, au-delà d'une certaine taille, à rechercher des solutions d'emploi au profit du conjoint d'un salarié muté.

Au-delà de ces mesures financières, il nous semble plus important de repenser la question des lieux où l'on crée de l'emploi, et de mettre en place des politiques volontaristes et cohérentes. On peut citer par exemple, les pôles d'excellence ruraux, qui ont la vocation de créer de l'activité, à condition qu'ils génèrent des projets de territoire cohérents.
Les groupements d'employeurs, 'plateformes d'emploi' au service de différentes entreprises, devraient être plus développés. Ils constitueraient alors des éléments forts de stabilité sur des bassins d'emploi.
Il nous semble également essentiel de repenser la manière de travailler, et de favoriser le télétravail en augmentant l'accès au haut débit informatique pour désenclaver certains territoires, mais aussi en soutenant par des exonérations de charges les entreprises qui y ont recours, car il présente un véritable intérêt écologique, en réduisant les déplacements, et social en favorisant la coïncidence lieu de vie / lieu de travail, gage de lien social.

4 Intégration dans le monde du travail


Il nous semble que la question de l'intégration dans le monde du travail ne peut pas être dissociée de la construction d'une vraie citoyenneté. Il est en effet essentiel de faire changer peu à peu les mentalités, plutôt que d'avoir recours à des moyens palliatifs comme le CV anonyme...En attendant, il apparaît que le seul moyen de faire pression sur les entreprises est la mise en place de condamnations dissuasives financièrement.
Il nous semble également qu'un certain nombre d'outils existent déjà, en particulier la 'charte de la diversité', mais qu'ils sont peu connus à la fois des entreprises et du grand public.
En les rendant publics, les entreprises signataires seraient incitées à plus de responsabilité par rapport à leur engagement. Par ailleurs, si cette charte est connue et signée par les sièges, elle ne parvient souvent pas au niveau local. Il faudrait donc veiller à ce qu'elle soit mieux connue localement, au niveau des recruteurs de terrain. C'est en effet une action que veut entreprendre la JOC d'abord auprès de ses militants et ensuite auprès des acteurs locaux pour que cette charte devienne vraiment efficace et pertinente dans la lutte contre les discriminations.

Nous avons également envisagé la création de lettres de recommandation rédigées et signées par des professeurs et des maîtres de stage qui permettraient au futur employeur de compléter son jugement sur le jeune au-delà des seuls critères visibles et de diplômes.

Enfin, les possibilités du parrainage pourraient être plus développées : allègement de charges si l'entreprise met à disposition un salarié proche de la retraite pour accompagner un plus jeune, droit pour les salariés à des congés pour parrainage ou pour accompagnement dans leur propre entreprise, dans des associations ou dans les établissements scolaires...

5 Synthèse de nos propositions pour permettre aux jeunes une construction structurée et structurante de leur projet professionnel et contribuer à la sécurisation des parcours


-> Créer un outil de valorisation et reconnaissance des acquis et compétences du jeune. Il s'agira pour le jeune d'identifier ce qu'il a acquis au travers de son expérience scolaire et professionnelle mais également au travers d'autres expériences de type associatif, syndical, sportif, etc...
Cet outil devra permettre de faire cet exercice de reconnaissance de compétences à différents moments de la vie du jeune et constituer un appui pour apprendre à valoriser les compétences acquises dans le monde du travail (par exemple, dans le cadre d'une candidature à un poste). Le Passeport de l'engagement nous semble être un bon outil de référence.

-> Développer les cadres qui facilitent le lien entre les professionnels expérimentés et entrepreneurs (encore en activité ou retraités) et les jeunes, dans le but de :
- donner envie à des jeunes d'exercer tel ou tel métier par des témoignages d'expériences ;
- conseiller et accompagner à la création et reprise d'activité ;
- accompagner un jeune dans le cadre d'une première expérience professionnelle (système de parrainage).

-> Favoriser le travail conjoint entre acteurs du monde du travail, acteurs institutionnels, acteurs territoriaux et établissements scolaires :
- pour que le jeune puisse connaître les potentialités de travail sur son bassin de vie ;
- pour que le jeune puisse connaître le contexte de la filière professionnelle qu'il choisira (Où se trouvent les emplois ? Quels débouchés ? Dans quelles structures travailler ?...) ;
- pour que le jeune puisse trouver le métier qu'il pourrait exercer et emprunter la filière de formation correspondante ;
- pour former les jeunes à la recherche d'emploi et faciliter leur entrée dans la vie active (découverte des acteurs institutionnels vers lesquels ils peuvent se tourner comme les Maisons de l'emploi, ANPE, conception et mise à jour de CV...).

A noter : cette proposition nous semble particulièrement conditionnée par la mise en place de projets cohérents de développement des territoires.

-> Développer les dispositifs et cadres favorisant la formation tout au long de la vie pour permettre à chacun de construire progressivement son projet professionnel et de régulièrement renouveler ses compétences

-> Revaloriser les stages effectués dans un parcours de formation :
- en y favorisant la prise de responsabilité des jeunes pour que les stages soient de réels lieux d'apprentissage et de formation ;
- en privilégiant les temps de reprise suite au stage avec les formateurs et les autres élèves / étudiants stagiaires ;
- en y intégrant une découverte minimum des droits des salariés.

-> Lutter contre les discriminations dans le monde du travail en rendant publique la 'Charte de la diversité'.

6 Conclusion


Le travail est un lieu d'engagement qui doit permettre à l'individu d'être pleinement acteur de la société : acteur par son engagement professionnel et par ses compétences, par les relations sociales, mais aussi acteur engagé dans la vie civile, acteur de sa vie de famille. Cela nécessite d'avoir une visibilité dans la durée.
Les mentalités doivent évoluer pour que l'individu ne soit pas, aux yeux de la société, réduit au contrat de travail qu'il possède et à ses revenus.
7 Annexe : Constitution du groupe de travail

JOC :
Inès Minin ,
Hugo Vandamme

MCC :
Alice Averous
Claire Collignon
Vincent Croixmarie
Alexis Deleplancque

MRJC :
Caroline Bruyas
Nelly Desarmenien
Frédéric Seigne

[1] Le terme n'est pas à entendre ici au sens courant du « bilan de compétences » qui peut être mis en oeuvre au cour de la vie professionnelle.

1 janv. 2000

Une nouvelle vie a chaque page - Quelle France

source du Loiret - Orléans

Un jour, une riche héritière vint déjeuner au Restaurant de La Source, au Sud d'Orléans. On lui glissa à l’oreille, « vous savez, La Source, en allemand, cela se dit « quelle », Comme ce serait amusant que votre entreprise s’installe chez nous… » C’est ainsi, selon la légende, que le groupe allemand Quelle décida d’installer une filiale près d'Orléans.

20 ans plus tard, Quelle France employait 1500 personnes dont 900 sur Saran (finalement au nord d'Orléans) et envoyait 30 000 colis par jour à 7 millions de clients ! Depuis 2000, un certain nombre de décisions stratégiques, un manque d’investissement dans les outils de production, un manque de remise en cause en terme de positionnement et de réseau de vente ont fait que Quelle est entré dans un cycle peu vertueux. Les décisions ont alors été d’externaliser ce qui pouvait l’être : SAV, stockage, services de crédit, informatique, centres d’appels. La chute n’en a été que plus rapide. Les plans sociaux n’ont fait que décourager ceux qui y croyaient encore. En 5 ans, Quelle a divisé par 2 le nombre de ses salariés, sans trop de remous finalement.

Devant les mauvais résultats, la maison-mère a décidé cette semaine de céder sa filiale française. Le repreneur profitera-t-il du savoir-faire des équipes ou liquidera-t-il l’entreprise pour ne reprendre que le fichier client ? Préfèrera-t-il l’aventure humaine ou le profit immédiat ? Pour les personnels de Saran, on hésite entre l’espoir de repartir avec ne nouveaux objectifs et la peur de vivre un drame.

A Orléans, soit on a travaillé chez Quelle, soit on a un amis, un voisin qui y a travaillé. Comment ne pas être touchés par ce qui se vit dans les 700 foyers des employés de Quelle France ?

A Saran, sur la Nationale 20, une image du catalogue Quelle nous annonce « Une nouvelle vie à chaque page ». Puisse-t-elle donner espoir à ses employés car c’est sans doute une page importante qui se tourne pour les employés de Quelle France.