Affichage des articles dont le libellé est spiritualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est spiritualité. Afficher tous les articles

19 févr. 2008

Une réunion de l’équipe Orléans 5, février 2008

A l’issue de cette réunion voilà les questions proposées et en résumé ce que nous avons retenu de nos conversations et réflexions.

Nous sommes en carême depuis hier et nous avons pensé réfléchir sur ce temps fort.

1- Pour nous que signifie le carême ? Est-ce un moment privilégié ? Est-ce un temps comme un autre ?

Nous évoquons nos carêmes d’enfants vécus de façon individuelle et dans la perspective de la mort du Christ. La Résurrection était moins mise en lumière que maintenant. Nous en gardons un souvenir de tristesse.

Notre attitude actuelle consiste plus à suivre l’évangile de Saint Matthieu qui nous précise que le carême est un temps fort, de réflexion. Nous sommes amenés à nous convertir par la prière, la parole et le partage dans la joie de la Résurrection.

2- Dans « Prions en Eglise » l’appel qui nous est lancé est « Revenez à moi de tout votre cœur ». Ce qui suppose un exode, une sortie de soi, un changement.

St Bernard nous propose de nous interroger : « Examine ce que tu aimes… ce que tu crains… ce qui te réjouit… ce qui te contriste, car ce sont ces quatre mouvements de l’affectivité du cœur qui doivent être orientés non plus en fonction de nous-même, mais de Dieu. ». Comment répondre à cet appel ?

En projetant d’avoir une journée de convivialité et de réflexion avec l’équipe au grand complet dans un lieu de recueillement (Saint Benoît ?) en septembre.

Nous avons terminé cette réunion par la prière de Xavier THEVENOT en dernière page du Responsable N° 362 d’Avril 2005

5 janv. 2008

Le Christ philosophe ?

Comment la religion de l'Inquisition est-elle aussi à la source de la philosophie des Droits de l'homme? Parce que le Christ enseigne une éthique à portée universelle : égale dignité de tous, justice et partage, non-violence, émancipation de l'individu à l'égard du groupe et de la femme à l'égard de l'homme, séparation du politique et du religieux, fraternité humaine....


Frédéric Lenoir raconte dans son livre "Le Christ Philosophe" le destin paradoxal d'une Histoire relue d'un oeil radicalement neuf !

24 déc. 2007

Noel

"C'est le cri d'un nouveau-né, frères et soeurs, qui nous fait tenir debout en plein coeur de la nuit, comme des veilleurs qui attendent l'accomplissement d'une promesse... Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire, pas d'autre signe sinon le silence et l'humilité de ceux qui accueillent cet enfant. Dieu l'Eternel s'insère dans le temps et se fait l'un de nous... S'il est vrai que Dieu s'est fait homme, notre humanité devient le lieu de rencontre avec Lui. S'il est vrai que Dieu s'est fait homme, aucune et aucun d'entre nous n'est réduit à lui-même. Il y aura toujours, au fond de nous, un enfant à naître, un avenir possible.


Bethléem, en ces jours-là, n'a plus de place pour accueillir Marie et Joseph... Reste donc l'étable, là-bas, vide et perdue, dans les replis de notre histoire, semblable à ces lieux de pauvreté que je porte en moi et que je feins d'ignorer à cause de la blessure, de l'échec, du désespoir et du malheur... C'est la part enténébrée et souvent refoulée de nos vies qui est le lieu de sa naissance. Noël nous propose de renaître cette nuit. Renaître à notre humanité, parce qu'en elle, Dieu a déployé sa liberté pour aimer jusqu'au bout.


C'en est donc fini de ce Dieu inventé par nos imaginations, par nos rêves, coloré par nos idées de puissance, de justice étriquée, logé dans un ciel aux allures d'un club de bien-pensants. La fragilité de l'Enfant de Bethléem dessine les traits d'un Dieu vulnérable, humble, pauvre, entièrement donné et remis entre nos mains. D'ailleurs les bergers de Bethléem ne nous entraînent-ils pas dans leur joie à porter nos regards éblouis sur la faiblesse pour y découvrir la grandeur. Ces bergers nous provoquent à nous lever nous aussi, pour raconter ce que nous sommes en train de découvrir : un Dieu à hauteur d'homme... Alors oui, tout devient possible. Possible cette paix que nous désirons depuis si longtemps entre nous. Ainsi cette solitude, cette maladie qui gangrènent les énergies de mon existence, ce chômage qui menace jusqu'à mon identité et que je porte comme une honte, et puis ce poids du quotidien écrasant parfois mon goût de vivre...Depuis la venue de l'enfant de Noël, toutes ces impasses ne sont pas sans espérance. C'est vrai, il nous arrive parfois de ne plus croire en l'homme lorsque la violence obstinée se déchaîne, sous toutes ses formes pour museler et détruire des enfants, des femmes et des hommes. Il reste cependant que Dieu s'offre comme un frère désormais pour la route, solidaire de chacun au prix démesuré de sa vie. Il reste, au creux du désespoir, un enfant à faire naître au fond de nous-mêmes. Amen.»

Père Bernard Martin, Messe de minuit, 24 décembre 2003.

15 oct. 2007

Messe de rentree du MCC d'Orleans

Cette année, le MCC d'Orléans chosissait d'animer une messe de rentrée dans la paroisse St Paterne. Ce fut l'occasion de participer à la vie de l'Eglise locale et de partager un verre avec les paroisien habituels. L'occasion aussi pour notre aumônier de secteur, Dominique Panis, de dire une homélie à la fois classique et encrée dans le réel.


Frères et sœurs, nous connaissons bien cette page d’Evangile qui nous rapporte la guérison de dix lépreux à l’époque de Jésus. Mais attention ne considérons pas trop vite cet événement comme une belle histoire du passé racontée pour nous édifier. Voyons au contraire comment cet événement s’adresse à chacun et à chacune d’entre nous, comment d’une manière ou d’une autre il nous rejoint et nous questionne au sein de nos histoires personnelles et de notre histoire collective. Et pour cela il me parait important de bien regarder les comportements, les attitudes des dix lépreux.
Les lépreux sont mis à l’écart de la société à cause de leur maladie contagieuse. Dix d’entre eux ont entendu parler de Jésus comme d’un guérisseur, d’une personne ayant une certaine puissance, un Maître ; alors ils viennent lui crier leur détresse et lui demander d’avoir pitié d’eux. Jésus entend leurs cris et leur dit tout simplement d’aller se montrer aux prêtres. Rappelons-nous que dans le judaïsme, seuls les prêtres peuvent donner aux lépreux un certificat de guérison et les réintégrer dans la société. Confiants en la parole du maître les lépreux obéissent et ils sont purifiés en cours de route. Neuf d’entre eux continuent leur chemin pour faire constater leur guérison aux prêtres, en fait ils ne font qu’obéir à ce que le maître leur avait demandé de faire. Par contre l’un d’entre eux, un samaritain quitte ses anciens compagnons de misère, il fait demi-tour, il revient vers Jésus en glorifiant Dieu et il se jette face contre terre devant Jésus pour lui rendre grâce. Et là, cet homme s’entend dire une parole extraordinaire : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Ce samaritain, ancien lépreux, hérétique pour les juifs se trouve non seulement guéri mais sauvé ; car à cause de ce qui vient de lui arriver, il a su reconnaître en Jésus plus qu’un guérisseur, il a reconnu en Jésus l’envoyé de Dieu, celui qui donne la vie. Cette reconnaissance exprimée par la joie et l’action de grâces le sépare certes des autres lépreux qui se contentent d’accomplir les lois du judaïsme, mais elle lui ouvre des espaces nouveaux, elle lui permet d’être partie prenante du Royaume. Et ainsi nous constatons que cette histoire de guérison bien située dans une époque précise rebondit pour devenir une histoire du salut toujours actuelle.
Oui cette page d’Evangile n’est pas seulement le récit d’un fait miraculeux, elle est une manifestation concrète du salut apporté par le Christ. Ce salut n’est pas réservé à un groupe qui accomplit scrupuleusement des prescriptions, il est proposé à tous les êtres humains gratuitement sans exception quelle que soit leur race, leur religion. Mais attention, comme nous le montre l’Evangile d’aujourd’hui, l’être humain est libre d’accepter ou de refuser la rencontre avec Dieu, il est libre de reconnaître ou d’ignorer les signes de présence de Dieu, il est libre de continuer son chemin ou de faire demi-tour pour se convertir et rendre grâces. Et ceci m’amène à me poser, à vous poser plusieurs questions : Frères et sœurs savons-nous aujourd’hui reconnaître la présence de Dieu au milieu de nous ?
- Savons-nous faire demi-tour, c'est-à-dire nous convertir pour accepter la rencontre ?
- Savons- nous rendre grâces pour tout ce qui nous est donné gratuitement aujourd’hui ?
Certes la présence de Dieu, le Règne de Dieu sont déconcertants car ils ne sont pas directement tangibles, mesurables. Le Christ lui-même nous prévient : « on ne dira pas : le voici ou le voilà. En effet le Règne de Dieu est parmi vous. » Rappelons-nous aussi la réponse faite par Jésus aux disciples que Jean-Baptiste lui envoie pour savoir si il est bien le Messie attendu : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » Oui nous croyons que la présence de Dieu se découvre, que le Royaume se réalise dans le vécu, dans les choix que nous sommes amenés à faire au sein de notre vie familiale, professionnelle, dans nos engagements politiques, sociaux, ecclésiaux. Mais sommes-nous prêts à découvrir ces signes du Royaume tels qu’ils se présentent à nous comme par exemple dans un regard qui fait vivre ou qui fait peur, dans une parole qui éclaire ou qui bouscule, dans la manière de regarder les autres, d’assumer telle responsabilité dans le travail, dans la cité, dans certains combats qui sont menés pour que chaque être humain soit reconnu dans sa dignité et pour rendre notre terre habitable pour tous ?
Sommes-nous prêts à reconnaître ces signes et à nous laisser transformer par eux ? Sommes-nous également capables de rendre grâce pour tous ces gestes qui nous font vivre ou bien sommes-nous des chrétiens qui se contentent d’accomplir des rites et incapables de nous émerveiller, de rendre grâces ?
Reconnaître la présence de Dieu, se laisser transformer et rendre grâces, ce n’est pas toujours facile. Cela demande de nous détacher de nous-mêmes pour être capable d’écouter. Cela demande de savoir nous arrêter seul ou avec d’autres pour prendre du recul et redécouvrir l’essentiel de ce que nous vivons à la lumière de la Parole de Dieu. Cela demande de rompre avec nos habitudes pour nous ouvrir à l’inattendu et nous laisser interpeller par les autres, par les événements. Oui cela n’est pas facile mais c’est à ces conditions que nous pourrons à notre tour découvrir le vrai visage de Dieu qui continue à nous donner gratuitement son salut. Et alors, le Christ ne sera plus pour nous un simple guérisseur, un consolateur, mais nous le percevrons comme Celui qui est source de vie, comme Celui qui réalise les merveilles de Dieu, comme Celui qui appelle tout être humain à la vraie libération en brisant les barrières qui isolent et enferment, comme Celui qui nous envoie sur nos divers chemins en nous disant : Lève-toi et va, ta foi t’a sauvé.

Frères et sœurs, sur nos divers chemins, Dieu continue à nous proposer son amour, son salut quelle que soit notre situation. Il entend nos cris. Il nous invite nous lever pour aller à sa rencontre et à la rencontre de nos contemporains. Que cette eucharistie nous aide malgré les difficultés et les obscurités de notre temps à discerner les signes de la présence de Dieu dans nos différents milieux de vie et qu’elle nous donne personnellement et communautairement la force de nous mettre en route et la joie de rendre grâce pour tout ce que Dieu réalise à travers nous et autour de nous. Oui, toute ma vie, je chanterai ton nom Seigneur.

Saint Paterne le 14 octobre 2007
Vingt-huitième Dimanche du temps ordinaire

23 févr. 2007

Vivre sa foi aujourd'hui

La foi, peut-on la transmettre ? Peut-on la perdre ? Qu'est ce qui compte vraiment dans ma vie ?

Ma conviction c'est que le Christ Jésus a offert sa vie pour sauver la mienne alors, qu'est-ce que ça change dans ma manière de considérer les autres et qu'est-ce qui m'empêche de parler de Jésus à mes voisins ? La timidité, la peur du ridicule, le manque d'audace, le refus du prosélytisme ... ? L'apôtre Paul disait "malheur à moi si je n'évangélise".
Nous sommes, nous, devenus bien frileux à exposer notre foi en public (on ne parle pas de ça à table ni en société) mais au fait, y croyons-nous suffisamment pour risquer nos vies ?

Pour aller plus loin, venez en débatre autour de

Corinne Akli
Pasteur et secrétaire permanente de la Coordination
Témoigner & Servir de L’Église Réformée de France

Vendredi 23 février 2007 à 20h30
Au centre oeucuménique D'Orléans

22 févr. 2007

Les Amities Judeo-chretienens d'Orléans : Avram Abraham

Après Nostra aetate les amitiés judeo-chrétiennes d'Orléans nous propoent

"AVRAM, ABRAHAM, "
A LA RECHERCHE D'UN DIEU UN, ALLIANCES ET DIALOGUES , COMMENTAIRES;

Une causerie animée par Marie-France Boyer,
au TEMPLE ORLEANS (entrée rue Parisie)
le 22 Février 2007 à 20h15 ;

8 févr. 2007

Faut-il avoir peur de la Messe de Saint Pie V ?

débat du CERCVendredi 16 février à 20h30, aura lieu au CERC un débât sur le thème évocateur
"Faut-il avoir peur de la messe de Saint Pie V ?"
Plutôt que de faire un article sur ce sujet, et afin d'affuter nos réflexions avant le débât, j'ai pensé qu'il serait sans doute plus intéressant de vous retourner la question.
Qu'en pensez-vous ?


Miguel Teixeira

22 janv. 2007

L'abbe Pierre est-il mort ?

Appel de l'Abbé Pierre "Mes Amis, Au Secours !..." pendant l'hivers 1954

A l'angle du Boulevard Jean Jaures et du Faubourg Madeleine, l'association droit au logement, vient d'ouvrir un "Minitère de la crise du logement".

15 janv. 2007

I have a dream - 15 janvier : Martin Luther King Day aux USA

Hier, nous célébrions la journée mondiale du migrant et du réfugié.
Il y a 44 ans déjà, Martin Luther King interpellait les Hommes au travers de son discours "I have a dream", terriblement d'actualité.

(video en VO non sous-titrée, si vous trouvez la version sous-titré Français...)

"Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protéstants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres! Enfin libres! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres!" - Martin Luther King

Texte intégral en Français

27 déc. 2006

Shalom - Message de paix - Noel 2006


"Avec une forte appréhension, je pense, en ce jour de fête, à la région du Moyen-Orient, marquée par d’innombrables et graves crises et conflits, et je souhaite qu’elle s’ouvre à des perspectives de paix juste et durable, dans le respect des droits inaliénables des peuples qui la composent. Je mets entre les mains de l’Enfant divin de Bethléem les signaux de reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens"
Benoit XVI - 25 décembre 2006

25 déc. 2006

Message de Noel 2006 - Benoit XVI

"pour l’homme du troisième millénaire, un «Sauveur» a-t-il encore une valeur et un sens ? Un «Sauveur» est-il encore nécessaire pour l’homme qui a rejoint la Lune et Mars, et qui se prépare à conquérir l’univers; pour l’homme qui recherche sans limites les secrets de la nature et qui réussit même à déchiffrer les codes prodigieux du génome humain ? A-t-il besoin d’un Sauveur l’homme qui a inventé la communication interactive, qui navigue su r l’océan virtuel d’internet et qui, grâce aux technologies les plus modernes et les plus avancées des mass média, a fait désormais de la terre, cette grande maison commune, un petit village global ? L’homme du vingt et unième siècle se présente comme l’artisan de son destin, sûr de lui et autosuffisant, comme l’auteur enthousiaste d’indiscutables succès.

Cela semble être ainsi, mais ce n’est pas le cas. En ce temps d’abondance et de consommation effrénée, on meurt encore de faim et de soif, de maladie et de pauvreté. Il y a aussi l’être humain réduit en esclavage, exploité et offensé dans sa dignité; celui qui est victime de la haine raciale et religieuse, et qui, dans la libre profession de sa foi, est entravé par des intolérances et des discriminations, par des ingérences politiques et des pressions physiques ou morales. Il y a celui qui voit son corps et le corps de ses proches, tout particulièrement des enfants, mutilés par l’utilisation des armes, par le terrorisme et par toute sorte de violence, à une époque où tous invoquent et revendiquent le progrès, la solidarité et la paix pour tous. […]

Comment ne pas voir que c’est justement du fond de l’humanité avide de jouissance et désespérée que s’élève un cri déchirant d’appel à l’aide ? […]. Aujourd’hui, encore aujourd’hui, «notre Sauveur est né dans le monde», parce qu’il sait que nous avons besoin de lui. Malgré les nombreuses formes de progrès, l’être humain est resté ce qu’il est depuis toujours : une liberté tendue entre bien et mal, entre vie et mort . C’est précisément là, au plus intime de lui-même, dans ce que la Bible nomme le «cœur», qu’il a toujours besoin d’être «sauvé». Et, à notre époque post moderne, il a peut-être encore plus besoin d’un Sauveur, parce que la société dans laquelle il vit est devenue plus complexe et que les menaces qui pèsent sur son intégrité personnelle et morale sont devenues plus insidieuses. Qui peut le défendre sinon Celui qui l’aime au point de sacrifier son Fils unique sur la croix comme Sauveur du monde ?"

25 décembre 2006 - Message Urbi et Orbi
Intégrale du texte de Benoit XVI sur le site du vatican

12 déc. 2006

Tous appelés ! Tous appelants ! Lettre aux catholiques du Diocèse d'Orléans

A l'occasion de l'année de l'Appel, Mrg Fort a écrit une Lettre aux catholiques du Diocèse d'Orléans.


Pour répondre aux différentes questions de cette Lettre, rendez-vous sur le Blog de l'année de l'Appel.

A vos claviers !

5 déc. 2006

"Ce monde nouveau est a naitre"

Dominique, notre aumônier de secteur, nous donne à méditer ce texte lu à l'occasion de notre journée sur l'emploi et le travail des jeunes.

"On peut rêver, on peut attendre que les choses changent. Tous, nous espérons une terre nouvelle, des cieux nouveaux.......
Cette terre nouvelle qui brûle ton coeur, il faudrait si peu pour qu'elle embrase le monde.
Ce monde nouveau est à naître. Regarde, il est à portée de ton désir. Si tu le veux, aujourd'hui, maintenant.

Surtout n'attends pas demain, n'es-tu pas le semeur d'un ciel nouveau ?
"

(Mille textes de Robert Riber)

15 nov. 2006

Le refus de la misere : un combat spirituel

site du centre oecuméniqueLe centre oecuménique d'Orléans nous invite à sa soirée débat :


Le refus de la misère : un combat spirituel


Mardi 14 novembre 2006, 20h30

animée par
Jean-Claude Caillaux
Bibliste, permanent du Mouvement Atd Quart Monde


"La Bible dans son ensemble est une question : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » L’attention à cette question devrait conduire le croyant à faire la vérité en lui-même.
Le Père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement Atd Quart Monde, fonde sa vision du monde et son refus de la misère sur sa lecture des Ecritures, et singulièrement des Evangiles. Il lit en eux l’exigence de tout reconsidérer (comportement, style de vie, et aussi manière de penser et d’entreprendre) à partir du plus faible. Et, plus radicalement encore, l’appel à réévaluer la manière dont le croyant se représente le Dieu auquel il dit avoir donné sa foi.
De ce point de vue, le refus de la misère est un combat spirituel, c’est-à-dire un combat contre tout ce qui, y compris en nous, conduit vers la déshumanisation. "
retrouvez l'actualité du centre oecuménique à l'adresse : http://www.centre-oecumenique-orleans.org/

2 nov. 2006

Une autre église est possible

Marcel HerriotActualité du 2 novembre 2006 - Marcel Herriot, Évêque de Soissons écrit :

"Je m’associe à tous ceux qui déplorent la création de l’Institut du Bon Pasteur sans concertation avec le diocèse de Bordeaux et son évêque. Je redoute gravement le motu proprio annoncé par le pape lui-même sur la généralisation de la célébration du rite de la messe d’avant le Concile.

J’ai écrit dans la Vie diocésaine du 1er novembre : « Quelles que soient les décisions que le pape Benoît XVI prendra en matière de liturgie, nous ne pouvons pas transiger avec les traditionalistes sur les orientations du Concile Vatican II. Elles sont vitales pour l’Église et son engagement dans le monde actuel ».

J’ajoute « Nous ne pourrions pas non plus accepter l’éclatement de nos communautés chrétiennes au gré des sensibilités et des goûts de chacun en matière liturgique ».

Les prêtres traditionalistes, les responsables de ce courant utilisent la messe en latin comme porte-drapeau d’une vision du monde et de l’homme contraire à l’esprit de la constitution conciliaire « l’Église dans le monde de ce temps ». La violence et l’arrogance des leaders de ce courant ne sont pas compatibles avec les valeurs de l’Évangile des Béatitudes. "

un blog (un peu chahuté) vient d'être créé pour échanger sur ce sujet:
http://uneautreegliseestpossible.over-blog.com/

8 mai 2006

Priere matinale sur RCF

La prière matinale de RCF


Tous les ans, les membres du MCC du Loiret animent la prière matinale sur RCF-Saint-Aignan (91.2 MHz) pendant une semaine. Cette année, la prière a été diffusée du 9 au 12 mai (juste avant le congrès).

Pour le MCC, cette participation à RCF est l'occasion de témoigner de son enracinement dans l'Eglise locale, de réaffirmer sa communion avec l'ensemble des chrétiens des paroisses, des communautés et des autres mouvements du diocèse.

Agnès, Armelle, Véronique, Marine, Marc, Paul (absent de la photo) et Valery ont constitué l'équipe d'animation de cette édition 2006.

Voici un partie des prières dites pendant ces emissions.

MARDI 9 MAI

Lecture du jour

Lecture du livre des Actes des Apôtres 11, 19-26
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs. Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de' Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur. 1 'Eglise de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. À son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un coeur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement de près de 3000 Chrétiens et à la lumière de la lecture des actes des apôtres, nous vous proposons cette méditation de Charles Singer :

Guetteurs
Les croyants sont des guetteurs. C'est le nom que Dieu leur a donné.
Pas des juges qui prononcent des jugements irrévocables sur tout ce qui hésite et peine à la surface de la terre,
pas des guerriers qui entreprennent la lutte - sainte, évidemment - contre tout ce qui entraîne du mouvement dans les longs couloirs de la Tradition,
pas des gardiens des valeurs éternelles,
pas des diplomates qui naviguent entre toutes les eaux pour préserver le Bien de la Communauté,
pas des saints à la pureté irréprochables !
Des guetteurs :
qui crient au plus fort de la désespérance : "Ne perdez pas courage, le Jour se lève",
qui sont à l'affût,
qui distinguent, dans la poussière et la sueur, les traces du salut qui vient,
qui passent de l'un à l'autre, tapant sur l'épaule : "Tiens bon. Tu n'es pas seul !",
qui vivent au milieu de leurs frères, connaissant les mêmes joies et les mêmes difficultés, leur répétant parfois, au sein des moqueries, qu'au milieu d'eux il y a Quelqu'un qu'ils ne connaissent pas et qui travaille avec eux au bonheur de tous,
qui réveillent les yeux de leurs frères, les invitant à regarder au-delà des cris la joie qui se lève à l'horizon des vivants.
Guetteurs : c'est le nom de baptême des croyants !
Charles SINGER

MERCREDI 10 MAI

Lecture du jour

Evangile de jesus-christ selon saint jean 12, 44-50
Jésus affirmait avec force « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ; et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour. Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de cet évènement, rassemblement de près de 300 Chrétiens et à la lumière de la lecture des actes des apôtres, nous vous invitons à partager cette réflexion de Christian Sauret, responsable national du MCC.

Demain, solitaires ou solidaires ?
Quel sens y a-t-il aujourd'hui à chercher le maintien de la solidarité entre les hommes dans l'activité économique proprement dite ? Qu'est-ce qui pourra, demain, nous guider dans nos attitudes de responsables en entreprise, à l'international dans la cité, dans les associations et dans les engagements en faveur des exclus du monde du travail de nos sociétés ?
Comment donner une autre perspective à la marche du monde ? Nous pensons que l'accueil de l'autre dans une société mondialisée et la prise en compte positive des transformations sociales sont un chemin pour l'humanité.
Le premier lieu où nous sommes invités à adopter cette attitude de résistance au désenchantement ambiant est notre milieu professionnel, soumis aux conséquences d'une logique économique qui finit par oublier l'homme.
Ce thème nous déplace en jouant sur le sens des mots : de solitaires - centrés sur nous-mêmes, nous pouvons devenir solidaires - tournés vers les autres. Il invite à convertir notre intelligence des situations. Il donne une clé de compréhension de ce à quoi nous sommes appelés dans une société en plein questionnement sur elle-même.
La solitude intérieure n'est pas un repli sur soi individualiste. Elle ouvre à la liberté de chacun qui permet de ressentir en profondeur la solidarité, la communion avec l'autre, idéal de vie dont nous nous rapprochons difficilement. Les autres, tous les hommes de la planète monde, nous forcent à découvrir notre identité profonde d'êtres humains. Face à la primauté non gouvernée de l'économique, n'est-ce pas au-dedans de chacun que se discernera le courage d'affirmer, avec réalisme et sans naïveté, la primauté du don et de la solidarité


JEUDI 10 MAI

Parole du jour

Evangile de jesus-christ selon saint jean 13, 16-20
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, je Suis. Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement et à la lumière de la lecture de l'Evangile selon Saint Jean, nous vous proposons cette méditation d'André Sève :

Chaque fois que vous avez fait cela.

Alors le Roi leur dira : « venez les bénis de mon Père, recevez le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».

J'avais faim et vous avez inventé le Secours catholique et le CCFD.

J'étais prisonnier politique et vous avez imaginé Amnesty international.

J'étais torturé et vous avez créé l'ACAT.

J'étais handicapé et vous avez lutté pour que les pouvoirs publics s'occupent davantage de nous.

J'étais âgé et vous avez déployé d'incroyables efforts pour me maintenir chez moi ou pour créer des résidences au milieu des ménages jeunes et des enfants.

J'étais réfugié et vous avez remué ciel et terre pour m'accueillir.

J'étais travailleur émigré et vous m'avez fait comprendre mes papiers, vous m'avez aidé à défendre mes droits.

Chaque fois que vous avez fait cela à des masses de sans-défense et de sans-voix, c'est à moi que l'avez fait .


VENDREDI 11 MAI

Parole du jour

Lecture du livre des Actes des Apôtres 2, 42-45
Les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les coeurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun.

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement et à la lumière de la lecture du livre des Actes des Apôtres, qui nous invite à vivre la solidarité dans nos communautés, nous vous proposons cette méditation de Thierry Lamboley autour de la première prière des chrétiens :

Notre Père
Toi qui réussis à faire de moi ton fils,
ta fille
Qui es aux cieux
que je garde les pieds sur terre,
Que ton nom soit sanctifié
que mon prénom me parle de ta
sainteté promise,
Que ton règne vienne
que mes actions fassent grandir ton
royaume
Que ta volonté soit faite
que j'apprenne à aimer, à vouloir ce
que tu veux
Sur la terre comme au ciel
dans mes rêves comme dans la
réalité.
Donne nous aujourd'hui
transforme les fruits de notre travail
d'aujourd'hui
Notre pain de ce jour
en pain de vie éternelle
Pardonne-nous nos offenses
relève nous de nos échecs
Comme nous pardonnons aussi
comme nous relevons aussi
A ceux qui nous offensés
ceux qui nous ont fait échouer
Et ne nous soumets pas à la tentation
et ne nous laisse pas croire que nous
réussirons en maîtrisant tout
Mais délivre-nous du mal
mais délivre nous des fausses images
de Toi.

Thierry Lamboley

1 janv. 2000

Oser y croire - Un chemin de conversion

Témoignage

Oser y croire aujourd'hui - rencontre des jeunes catholiques du Loiret 25-35 ansMon premier souvenir fort que j’ai eu de mon rêve et de mon désir, était quand j’avais eu 12 ans (Lc 2, 41-50) J’étais parti en pèlerinage avec mes parents à Jérusalem, et j’y étais resté pour discuter avec les docteurs de la Loi. En discutant avec eux, j’ai découvert un lien mystérieux en moi qui me liait plus particulièrement à Dieu. En parler me comblait de joie.
Le deuxième moment fort a été la mort de mon Père : Joseph. Il m’avait appris patiemment le métier de charpentier : j’étais triste, mais en même temps je savais qu’un jour je le retrouverai. Et j’avais ce sentiment que je n’étais malgré tout pas seul, et que j’avais du mal à me dire orphelin.
Tout cet espoir un peu fou et cette joie de vivre, je l’ai pleinement compris le jour où j’ai retrouvé mon cousin Jean, que l’on nommait Jean le Baptiste. Lorsqu’il me baptisa, j’ai alors reçu la force de mon Père qui est au ciel et je me souviens distinctement de sa parole : « tu es mon fils bien aimé, tu as toute ma faveur », Mc1,11 ou « tu es mon fils ; moi aujourd’hui, je t’ai engendré », Lc 3,22.

J’ai alors compris tout ce qu’était mon rêve, et ce que je devais faire… J’ai pris le temps de faire le point en moi et aussi la paix… 40 jours au désert à manger et boire la parole de mon Père… Mon cœur était tout brûlant d’Amour ; après 30 ans d’attente enfin je me suis mis en route !
C’est ainsi que je suis parti en Galilée, proclamant l’Evangile de mon Père : « le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez vous et croyez à la Bonne Nouvelle », Mc1,15. Pouvoir dire cet Amour incompressible de Dieu pour les hommes me remplissait de joie. Les gens ressentaient cela de moi. « Ils étaient frappés de mon enseignement, et disaient de moi, que j’enseignais comme ayant autorité », Mc 1,22. L’homme ne pouvait qu’être en attente de cette Parole d’Amour, cet appel à la guérison intérieur. Et pour leur faire comprendre, je distribuais cette miséricorde de mon Père autour de moi en guérissant l’un de sa fièvre (Mc1, 30), l’autre de sa lèpre (Mc1,40), le troisième de sa paralysie (Mc 2,1). Remettant aux uns et aux autres leur péché : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés », Mc 2,5. Leur faire découvrir cette possibilité de ce tourner vers le bien, et de recevoir l’aide de mon Père me remplissait d’enthousiasme. Et cela marchait bien ! Dès les premiers jours, des disciples m’ont suivi. J’en ai choisi plus particulièrement quelques uns que j’ai appelé apôtre…
Je pouvais dire : « le royaume de Dieu est en route ».

Questions

1. Quand j'ai commencé à réfléchir à mon avenir, j'avais des idées,
des rêves, des aspirations…Comment je me sentais avec ces projets
? Peut-être me suis-je mis en route ?

Témoignage

Mais rapidement, je me suis aperçu que tout le monde n’était pas près à entendre et à comprendre ce message de la Bonne Nouvelle. « Remettre les péchés », cela était insupportable à entendre pour certains docteurs de la loi et autres pharisiens, et je les apostrophais : « pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? », Mc 2,8. Continuant à parcourir la Palestine avec mes disciples, je rencontrais toujours des foules de plus en plus avides. Mais avide de quoi ? « des foules nombreuses s’approchait de moi ayant avec elles des boiteux, des estropiés, des aveugles, des muets et bien d’autres encore qu’ils déposèrent à mes pieds, et je les guérissais », Mt 15,30. Ils rendaient gloire à Dieu, mais ne comprenait pas pour autant que j’étais le Messie. Ils voulaient me faire roi d’Israël ( Jn 6,14), mais ce n’était pas ce que j’étais venu proclamer ! Alors je m’en allais seul dans la montagne pour prier mon Père.
Même mes apôtres ne comprenaient pas toujours : un jour ils disaient comme Pierre « tu es le Christ » (Mc 8,29), un autre jour ils se disputaient pour savoir qui étaient le plus grand (Mc 9,33). Dance que je faisais et je disais la foule ne voyait pas toujours cette part de moi-même qui était avec le Père. Et certains s’en allait… « Beaucoup d’entre eux disaient de moi : « il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? ». D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est ce qu’un démon peut ouvrir les yeux d’un aveugle ? », Jn 10,20-21.
A force de parler de mon Père, un certains nombre de pharisiens et de pieux juifs m’en voulurent. Ils cherchaient à me piéger (Mc 10,2). Je compris alors petit à petit que cela ne se passerait pas comme je le pensais au point de départ. L’homme n’était pas toujours prêts à entendre mon témoignage, car il bousculait les pensées et les traditions. Je pressentis que cela se terminerait mal, relisant dans les écritures et faisant mienne tout ce qui concernait les prophètes envoyés par mon Père (Lc 24,25). Mais je ne voulais pas trahir la confiance de mon Père, alors j’ai continué à avancer, à me confronter aux uns et aux autres, à m’expliquer. Mais je voyais bien que tous mes efforts ne servait à rien… Que le fossé ne faisait que s’accroître et que mes disciples ne comprenait toujours pas. Alors sentant l’heure venir, je les ai rassemblé pour leur donné mon dernier message lors de la fête de la pâque.

Questions

Si c'est le cas, il y a peut-être un moment ou une période de ma
vie où j'ai douté, où j'ai été arrêté sur ce chemin vers mon rêve
par un ou des obstacles, où j'ai traversé un passage de désert, de
tunnel, de brouillard ? Comment je me sentais à ce moment-là ?
Comment ai-je réagi ?

Témoignage

Comment ai-je contourner cet obstacle ?
Mais je ne l’ai tout simplement pas contourné. Je m’y suis confronté. Je ne pouvais pas partir et abandonner la partie aux adversaires de mon Père. Car ma fuite aurait discrédité mon message. Mes disciples, pendant ce temps là, ne voyait toujours rien venir, griser qu’ils étaient par l’acclamation de la foule lors de mon entrée à Jérusalem (Lc 21,37). J’étais donc de plus en plus seul. Ainsi au fur et à mesure que l’heure arrivait, je sentais monter en moi une profonde angoisse. Je décidais donc d’aller prier au mont des Oliviers ; lieu habituelle que j’aimais bien, accompagné de mes disciples. « mon âme est triste à en mourir ; demeurez et veillez », Mc 14,34. Me mettant à l’écart, je priais mon Père : « Abba (c’est comme cela que je l’appelais pour lui dire mon amour) ! Tout t’est possible : éloigne de moi cette coupe ; pourtant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! », Mc 14,36. « Alors m’apparut, venant du ciel, un ange qui me réconfortait. Entré en agonie, je priait de façon plus instante, et ma sueur devient comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre », Lc22,43-44. Mais mon angoisse était toujours là, de plus en plus sourde. Aucun réconfort ne me touchait… Avais-je bien raison ? Mon rêve d’un royaume de Dieu n’était-il pas voué à l’échec ? Les disciples ne serait-il pas dispersé à jamais ? Mon œuvre et mon message oublié, piétiné ? Q’avais-je donc bien pu faire pour que tout cela s’écroule ? Etait-ce de ma faute ?
« C’en est fait. L’heure est venue », Mc 14,41. Et je me suis laissé guidé comme un agneau vers l’abattoir, par fidélité à moi-même et à mon Père devant le néant de ce qui arrivait. Et je m’écriais sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi l’as-tu abandonné ? », Mc 15, 34.
Et je suis mort. Je suis descendu aux Shéol, vous vous parleriez aujourd’hui « des enfers ». Lieu du royaume des morts et du néant. Anéanti.
Et c’est là qu’ a raisonné en moi à nouveau cette phrase : « tu es mon fils ; moi aujourd’hui, je t’ai engendré », Lc 3,22, entendu lors de mon baptême. Et je fus tiré du néant par la main de mon Père, tirant derrière moi tous ceux qui étaient présent dans ce lieu. Je retrouvais alors la force de mon rêve et de ma vie. J’ai pu l’annoncer à mes disciples. Ils ont eu du mal à y croire, mais je voies qu’ils ont fini par vous transmettre mon message. Faut dire que je leur ai donné un coup de main en en leur donnant mon Esprit. Je vous attend dès aujourd’hui pour vous donner à vous aussi un coup de main ;
De nos mains, construisons ensemble le royaume de mon Père.

Questions

3. Comment ai-je contourné cet obstacle ? Quelles personnes
rencontrées ont été importantes pour moi ? Qu'est ce qui me donne
de l'énergie pour marcher sur ce chemin qui me semble être le mien
? Comment je me sens face à cela ?

merci à Karl Emeric pour son texte et pour l'énergie déployée pour cette journée diocésaine des 25/35

Vivre Noël autrement, mille manières de donner

Des associations chrétiennes s’unissent pour la revalorisation du sens de Noël et pour la préservation de l’environnement ; elles relancent une campagne pour l’Avent :

Vivre Noël autrement, mille manières de donner


Une perspective chrétienne

noel autrement,1000 manières de donnerL'an dernier, plusieurs associations chrétiennes se sont regroupées pour lancer la Campagne « Vivre Noël autrement » sur le thème « Noël, bonne nouvelle pour la terre ». En 2006, ces associations ont décidé de maintenir cette mobilisation en faveur de la préservation de l’environnement, comme façon de redonner à Noël sa perspective chrétienne.

Jean Paul II a insisté (discours pour la Journée de la Paix, janvier 1990) sur le fait que la crise écologique est une crise morale.
En effet, la puissance entre les mains des hommes met aujourd'hui la terre en péril et les rend responsables d'inégalités inacceptables. Le combat pour l'environnement reste donc inséparable du combat pour la paix et la justice. Comment peut-on accepter que Noël soit vécue dans une telle insouciance des conséquences de la surconsommation.


Mille Manières de donner

Or Noël n'est-elle pas la fête de la venue du Christ ? Sa naissance dans le dénuement vient apporter justice et paix au monde, aux hommes qu’il aime. Celui qui s’est donné lui-même à tous, nous invite en retour à le recevoir comme il est et à donner comme il le fit. En cette période nous voulons donc proposer de vivre Noël autrement en suggérant « mille manières de donner » sans occulter la fête.
Donner autrement ce n’est pas uniquement donner ponctuellement, c’est également savoir s’investir dans une action, dans une attitude sur la durée tout comme la naissance du Christ a été le point de départ d'une vie qui fut un don total. A Noël, traditionnellement, on offre des cadeaux à ceux qui nous sont proches, et quelle preuve d’amour que de rechercher ce qui fera plaisir, ce qui répondra à l’attente de l’autre !


Donner du sens

Mais si nous essayions d'aller au-delà des seuls dons matériels et de veiller à offrir des cadeaux qui produiront plus de joie que de déchets ? Donnons du sens à nos cadeaux, donnons aussi de nous-mêmes ! Faisons de ce temps de l’Avent le moment d'attention particulière tant pour nos relations humaines que pour la terre. Ainsi, offerte à tous en partage, elle devient un bien précieux qui doit continuer à pouvoir porter du fruit, un fruit de paix parce qu’un fruit qui demeure accessible à tous en signe de vie et pour la vie !


Communiqué de presse octobre 2006

L’ Action Catholique des Enfants (ACE)
L’ Action Catholique Générale Féminine (ACGF)
Les Eclaireuses, Eclaireurs Unionistes de France (EEUF)
A Rocha La Fédération Protestante de France (FPF)
Les Chrétiens dans le Monde Rural (CMR)
Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)
La Communauté Vie Chrétienne (CVX)
Justice et Paix France
Pax Christi France
Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Le Secours Catholique Le Mouvement Chrétien des Cadres et Dirigeants (MCC)

Nombre de pretres en France et à Orleans

Marc et Bruno nous signalent cette étude de la conférence des évêques de France : en 1990, la France comptait 32 267 prêtres. En 2004, ils n'étaient plus que 22 185. Cela représente une diminution de 31 %.

Nombre de prêtres en FranceSi l'on regarde l'évolution, année par année, on remarque que celle-ci est continue et que le problème s'accroit.
En 1991, le nombre de prêtres a baissé de 2,1%. En 2004, la décrue était de 2,9% !



Quid du diocèse d'Orléans ?
En 2005, l'annuaire du diocèse recensait 169 prètres.
Prêtres du diocèse d'OrléansLa pyramide des âges nous donne une idée de l'évolution du nombre de prêtres en activité dans 10 ans.

Nul doute que ces données statistiques auront un effet très concrêt sur la vie de l'Eglise de France.
On a tendance à penser à ce problème sous un angle purement quantitatif (nombre d'églises ouvertes, de paroisses, de messes, ...). Il est également qualitatif : quelle sera la place du prêtre dans les paroisses ? Comment se situera-t-il par rapport aux laïcs, de plus en plus présents et de plus en en plus formés ? Quel place pour la pastorale et pour les mouvements ?...

L'emploi et le travail des jeunes : l'affaire de chacun !

L’emploi et le travail des jeunes
Compte rendu des débats du 15 octobre 2006


Introduction


Confrontée au chômage de masse, la France met en œuvre, depuis plusieurs années des politiques publiques visant à une meilleure intégration des jeunes dans le monde du travail. Or, en mars 2006, le vote de la loi sur le Contrat de Première Embauche a mis des centaines de milliers de jeunes dans la rue. Quel que soit le regard que l’on porte sur lui, ce mouvement a au moins eu le mérite de révéler que, par-delà l’accès au travail, la demande de ces jeunes se formulait aussi en termes de reconnaissance et de respect : ils demandaient prioritairement à être considérés avec plus de justice et d’humanité. Comment, en tant que chrétien, rester sourd à cet appel ?

En cette année pré-électorale, notre rôle de citoyen est particulièrement important car, par notre engagement dans la campagne puis par notre vote, nous pouvons infléchir l’action politique. Mais les pouvoirs publics à eux seuls ne peuvent tout décider ni tout faire. C’est pourquoi nous avons choisi de nous demander dans quelle mesure, et comment, nous pouvions agir, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif – c'est-à-dire comme mouvement d’Eglise – face à cette situation qui, forcément, nous dépasse : Que vivent les jeunes ? Quelles sont leurs attentes ? Comment sont-ils accueillis en entreprise, et plus largement sur le marché de l’emploi ? Puisque nous sommes en responsabilité dans le monde économique et social, quels sont nos leviers d’action à leur égard ?

Il nous a semblé que mener cette discussion à huit clos n’avait pas de sens et qu’il nous fallait ouvrir grandes les portes et les fenêtres de la « maison MCC ». C’est à cette condition que nous pouvions entendre les préoccupations, les interprétations et les expériences des autres, tout en portant témoignage de nos propres interrogations dans la société.

Nous nous sommes donc retrouvés à plus de cinquante dans la salle paroissiale St Marceau. Dans l’assistance, la moitié des personnes n’appartenaient pas au MCC. Un journaliste de La République du Centre assistait aux débats, preuve que le sujet suscite un intérêt réel et que nous sommes nombreux à chercher des réponses aux mêmes questions.

Cette réunion n’est pas un aboutissement. C’est un appel lancé à chacun d’entre nous pour qu’il se demande : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Voici le compte rendu des échanges que nous avons eus ensemble.

Documents de propositions JOC-MCC-MRJC et actions de
la JOC



La journée prenait appui sur les propositions inter mouvements J.O.C. M.C.C. M.R.J.C. de mars 2006.
La rencontre a donc commencé par une présentation succincte de ce travail conjoint par l’un de ses contributeurs au titre des jeunes professionnels du MCC. Cette synthèse du document était suivie d’une présentation par 2 représentants de la JOC de la campagne nationale. Rappelant que pour la tranche d’âge des 18 – 25, ans le taux de chômage s’élève à 21,6%, ceux-ci précisaient que le travail de la JOC s’appuie sur le retour de 31000 réponses de jeunes – environ 350 sur le Loiret - à un questionnaire envoyé l’an dernier. La campagne de la JOC a abouti à la rédaction d’une Charte sur l’emploi des jeunes, actuellement largement diffusée.

Table ronde


Une Table ronde, animée par un membre du MCC Loiret, Jean-François, réunissait un panel de responsables professionnels et de jeunes engagés sur cette question : un responsable d’un syndicat patronal (dans l’industrie), un directeur des ressources humaines, un jeune chercheur, une jeune ingénieur, deux membres de la J.O.C.
En premier lieu, Jean-François s’interrogea sur la distinction Emploi/Travail. L’Emploi vise le mode d’organisation du travail, tandis que la notion de Travail concerne une « activité » (terme très général). Après le stade des constatations, un certain nombre de leviers possibles se sont dégagés des débats de cette table ronde très animée et interactive.


Constatations et interrogations



Changer les regards sur les jeunes et le monde du travail


- Il faut changer les représentations du monde du travail et sortir de l’ « opposition » professeurs vs monde du travail. L’apprentissage permet et facilite cette connaissance réciproque. Créer de la confiance. (Stéphan, organisation patronale).
- Le CDD : le problème n’est pas de sacraliser le CDI ; c’est moins celui d’un CDD, de l’enchaînement de CDDs que celui de la reconnaissance sociale du jeune qui se trouve dans cette situation : logement, acquisition d’une voiture. a à se loger, à acquérir une voiture… (Vincent, jeune chercheur en CDD)
- Il faut redonner l’initiative aux élèves pour qu’ils proposent un temps pour appréhender le monde du travail. Dès le lycée, des jeunes sont confrontés à la recherche d’emploi. (Gwendal, lycéen en terminale)

Mieux appréhender les attentes des jeunes


- « Il faut s’interroger sur le rôle et la place du travail pour les jeunes actuellement ; attention au décalage de nos discours par rapport à la réalité du terrain. » (réaction assistance)
- Des difficultés sont rencontrées par les jeunes professionnels au niveau de la conciliation de la vie professionnelle et de la vie notamment personnelle. En effet, quand on est jeune, on apparait, par définition, « complètement disponible » aux yeux de l’entreprise (Marine, jeune ingénieure)
- L’expérience d’une rencontre annuelle entre les jeunes recrutés d’une entreprise et l’équipe de direction est cité : cet espace de libre parole, destiné à gommer les défiances, a permis d’effectuer des constats inattendus sur les attentes des jeunes (NDR : diplômés supérieurs). Ces attentes évoluent d’une part extrêmement rapidement et d’autre part impliquent une anticipation accrue de la part de l’entreprise : tenir compte des besoins de conciliation vie privée – vie professionnelle même pour des jeunes professionnels, tenir compte de la position du conjoint. Recueillir ces attentes sans qu’elles soient toujours exprimées explicitement demande un changement de position des dirigeants de l’entreprise : il faut accepter de se laisser bousculer de temps à autre (« comme un père par son enfant »). (Michel, DRH)
- Il faut enfin insister sur la réalité du désir important de mobilité parmi la population : de nombreux jeunes ne souhaitent pas « s’installer » avant 35 ans. Cette réalité qui semble aller à l’encontre de la notion « travail = reconnaissance sociale » s’explique partiellement par une certaine peur du milieu du travail qui incite les jeunes à « enchaîner » au maximum les expériences. Le constat est fait : il est dur pour un jeune de s’engager. (réaction assistance)
- Cette tendance à revendiquer la liberté à tout prix touche également le secteur de la médecine ; de nombreux internes choisissent des missions temporaires et ne veulent pas s’installer.(témoignage assistance)
- « La précarité peut être un choix ; comment expliquer cette défiance par rapport à l’engagement ? » (réaction assistance) « Les jeunes ont peur d’aller dans le monde du travail ; on n’est pas préparé » (réaction de Marig, jociste)

Réduire le décalage entre la formation et le premier emploi


- Concernant la préparation au monde du travail : au niveau des écoles d’ingénieurs, on constate une bonne préparation technique au monde du travail mais un manque de sensibilisation aux aspects humains, relationnels, de la vie en entreprise, ceci malgré les stages. « nous ne sommes pas préparés aux aspects humains, relationnels de la vie en entreprise » (Marine jeune ingénieure)
- Le décalage entre la formation, l’offre de formation et la demande d’emplois est également évoqué. « La fac’ – de sport – ne m’a rien appris, ne m’a pas aidé ; je me retrouve coincée par le très faible nombre de postes ; une grande partie de ceux-ci sont réservés aux sportifs ». Les modalités de concours introduisent une autre précarité. (Marig, jeune maître nageur auxiliaire).
- Il y a les métiers qui n’attirent plus. Or, des besoins existent au niveau de l’emploi (réaction assistance).
- La seule certitude, c’est qu’on ne peut avoir de traitement de masse de ces questions ; il y a de métiers qui n’attirent plus (chaudronnier, tourneur-fraiseur …) comment fait-on ? (Stéphan, organisation patronale)

Leviers d’actions dégagés



On peut tous, à un moment ou à un autre, aider une personne ponctuellement ou durablement


- pour cela, chacun doit s’efforcer de rester dans une position d’écoute :
o l’université du temps libre (Orléans) réunit des retraités ; une action de collaboration avec les collèges est proposée, justement ciblée pour rédiger des CV, des lettres de motivation, délivrer des témoignages ;
o l’Ececo (association d’entraide aux chercheurs d’emploi de la communauté de communes orléanaise) est un exemple de lieu parmi d’autres où l’on peut prendre appui sur des référents professionnels, travailler en tuteurage pour dépasser la peur (du monde du travail) ;
o la Mission locale propose des parrainages à des personnes ressources (dirigeants, DRH …) qui peuvent mettre leurs réseaux au service des jeunes ;
o les jeunes eux-mêmes se mobilisent pour accompagner les sortants d’école (lorsqu’ils sont en position d’emploi).

L’audace, la prise de risques est nécessaire,


- lorsqu’il s’agit de prendre des initiatives qui peuvent aller à l’encontre d’habitudes anciennes. Le chrétien peut « oser » en s’appuyant sur la confiance en Dieu que lui donne sa foi.

Il faut travailler sur les perceptions croisées du monde du travail et des jeunes


o consacrer du temps aux stagiaires, s’en occuper sérieusement (cf charte) ;
o apprendre à faire confiance ;
o inciter les enseignants à établir le lien entre l’école et le monde du travail ; mettre ainsi à profit le rôle du conseil de la vie lycéenne ou la plage horaire que représente l’ECJS (éducation Civique Juridique et Sociale) ; il faut redonner l’initiative aux élèves pour qu’ils proposent un temps pour appréhender le monde du travail et qu’ils apprennent à rédiger un CV, rencontrent des professionnels;
o revaloriser le travail qui ne peut être perçu comme seulement un moyen.

Il faut organiser et valoriser les parrainages


o le rôle des seniors et la Mission locale sont mis en avant.

Il faut mieux informer les jeunes sur les métiers


o les jeunes ont plus une information sur les études, choisies sur des critères d’intérêt éloignés de la nature et de la disponibilité du métier ;
o les organismes d’information et d’orientation ne doivent pas être seuls ; rôle des professionnels.

Il est essentiel de valoriser toutes les compétences et les acquis


o Exemple : ceux qui s’occupent de mouvements de jeunesse ; cela doit être reconnu dans le curriculum vitae.

Il faut accompagner les formateurs, ne pas les laisser seuls


o trouver des stages n’est pas toujours facile – c’est très mobilisateur pour les professeurs

Envoi…



Forte de témoignages enracinés dans le vécu des intervenants et des participants, cette rencontre s’est déroulée dans un véritable esprit d’écoute et d’attention mutuelle. La perception du travail évolue rapidement et il n’est certainement plus la « valeur » qui faisait référence pour les générations précédentes. Dans cet environnement changeant et complexe, nous sommes tous invités à changer nos regards, à nous laisser bousculer.

Au fil des débats, un certain nombre de problèmes ont été évoqués. Dans bon nombre de cas, nous avons constaté que certaines actions concrètes permettaient de les résoudre.
Au sortir de cette journée, nous percevons donc un appel qui nous invite à refuser le fatalisme et l’impuissance. Non, tout ne se joue pas hors de notre horizon, loin de nous, dans des sphères qui nous dépassent. A chacun d’entre nous d’explorer les pistes qui ont été évoquées, à titre personnel ou avec d’autres, pour que la somme de ces micro-expériences se transforme en un vaste mouvement de solidarité.

A l’heure où notre société se cherche, les chrétiens engagés dans le monde social et économique se doivent de porter témoignage des difficultés mais aussi des signes d’espérance. Ils se doivent également d’agir de façon concrète pour que le monde évolue vers plus de justice et plus d’humanité.

Ce travail, commencé au cours de cette journée, nous le poursuivrons individuellement et en équipe MCC. Nous sommes également désireux de le poursuivre avec d’autres, personnes et mouvements qui se signaleront à nous.


"On peut rêver, on peut attendre que les choses changent. Tous, nous
espérons une terre nouvelle, des cieux nouveaux.......
Cette terre nouvelle qui brûle ton coeur, il faudrait si peu pour
qu'elle embrase le monde.
Ce monde nouveau est à naître. Regarde, il est à portée de ton désir. Si
tu le veux, aujourd'hui, maintenant.
Surtout n'attends pas demain, n'es-tu pas le semeur d'un ciel nouveau ?"

Mille textes de Robert Riber - Prière d’envoi de la journée



Valery Morard, Didier Paillet, Miguel Teixeira

Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants du Loiret
mccloiret@yahoo.com
http://mccloiret.blogspot.com/