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2 févr. 2007

Karstadt cède Quelle France à Aurelius SA

Nous en parlions dans ce blog, l'entreprise allemande Karstadt souhaitait céder sa filiale française Quelle France (dont le siège social se trouve à Saran-45) à un repreneur. C'est chose faite : l'entreprise munichoise AURELIUS S.A. (ISIN : DE000A0JK2A8) va se porter acquéreur pour un montant resté confidentiel.

Le comité directeur de Karstadt a déclaré vouloir assurer un avenir stable à Quelle France au travers du choix d'Aurelius. "Nous sommes sûrs de mettre Quelle France entre de bonnes mains". Qui est la société Aurelius SA ? Pour le savoir, il faut aller sur les sites internet allemands.C'est une holding industrielle spécialisée dans les reprises d'activités. Quelles activités ? Ca dépend, leur spécialité, c'est la reprise, non l'activité cours de bourseSi Aurelius reprend Quelle France, c'est que "Malgré des défis actuellement existants dans le marché de vente par correspondance français nous voyons dans Quelle une entreprise avec beaucoup de potentiel et qui correspond très bien à notre alignement stratégique ». En 2006, Aurelius a multiplié les rachats et les fusions dans des secteurs divers ce qui a eu pour effet de doper sa capitalisation boursière.

Aurelius SAAvec 290 M€ de chiffre d'affaire, la filiale française assurait 4 % à 5% du chiffre d'affaire de la maison-mère, une goute d'eau. Elle emploie 800 personnes (et non 1500 comme le dit l'article de la république du centre qui reprend les chiffres d'avant le dépessage que nous avions évoqué précédemment). Karstadt recentre ses activités sur l'Europe de l'Est et Aurelius s'essaye à la VPC. Pendant ce temps, à Tourcoing et à Saran, il y a comme du flotement dans l'air. Aurelius n'est pas du métier mais dit vouloir investir pour rentabiliser l'entreprise. On ne sait pas trop quoi en penser...

20 nov. 2006

Oeuvrons pour un monde en meilleure sante

1er groupe pharmaceutique mondial dont le siège social se trouve à New York, Pfizer emploi 12 000 personnes dans le monde. Engagé pleinement dans la mondialisation et en fonction de critères qui lui appartiennent, Pfizer a décidé de vendre son usine orléanaise à Johnson & Johnson, un autre groupe pharmaceutique dont le siège se trouve, lui, dans le New Jersey.
Comme l'explique l'article paru sur le blog économique de l'agglO., les salariés se trouvent démunis face à une situation qui les dépasse : ils ont été embauchés par une entreprise et ont travaillé pour la faire fructifier. Cette dernière décide de manière unilatérale de céder cette activité, avec les femmes et les hommes qui la composent à une entreprise dont ils ne savent à peu près rien.

Les salariés demandent une prime (opportunisme ? vrai dédommagement moral ?) et des assurances que leur emploi ne sera pas supprimé dés que l'activité sera cédée au nouveau groupe. Evidement, l'entreprise n'y est pas contrainte par la loi. Le bras de fer dure depuis deux semaines. L'usine est en grève.

Dans un précédent article, nous reprenions sur le blog mccloiret le thème d'une réunion d'équipe MCC qui se posait la question de la fidélité des cadres envers leur entreprise. A quand une réflexion sur la fidélité de l'entreprise envers son personnel ?
Le slogan de Pfizer est "oeuvrons pour un monde en meilleure santé". Vaste programme...

Que les employés soient rassurés, voici un extrait du Crédo (sic) de Johnson & Johnson :

Family of companies
"We are responsible to our employees,the men and women who work with us throughout the world.
Everyone must be considered as an individual.
We must respect their dignity and recognize their merit.
They must have a sense of security in their jobs. "

17 nov. 2006

Agir pour la terre - le grand defit energetique

Les Amis du Monde Diplomatique du Gâtinais (AMD) et le Centre des Jeunes Dirigeants Montargis-Gâtinais (CJD) organisent un colloque interdisciplinaire :

Agir pour la terre« Agir pour la terre »
Le grand défi énergétique

les 17 et 18 novembre 2006
Lycée Agricole du Chesnoy,
2190 avenue d’Antibes à Amilly.


« Sur le plan individuel, celui de nos entreprises, celui des collectivités locales, qu’y pouvons-nous ? Comment agir ? ».

Des conférences, des témoignages, des experts, des débats, des exposants pour avancer sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain.



Le 13 novembre, Luc Belliere de la société SOFRASER explique, sur France3 région centre, comment, par delà les divergeances politiques, jeunes dirigeants et altermondialistes ont préparé ensemble ce colloque.


Agir pour la Terre sur France 3
envoyé par 6RiLfr

15 nov. 2006

La fidelite en entreprise

Thème de réunion d'une équipe (JP)

Des personnes de la génération de nos parents ou grands-parents pouvaient exercer l’ensemble de leur vie professionnelle au sein d’une même entreprise, souvent « paternaliste ».

Depuis quelques décennies, l’environnement économique, politique, législatif est constamment en mouvement, les entreprises s’adaptent, évoluent, les hommes et les femmes aussi. Il est de plus en plus rare de se voir travailler au sein d’une même société ; ce qui a des impacts sur la progression professionnelle (mutation , chômage, reconversion…) et la vie personnelle (mutation géographique…).

Est-ce que la fidélité de l’entreprise vers ses employés, mais aussi, des employés vers leur entreprise existe toujours ?


Voir en conversant

• Quels rapports ai-je vis-à-vis de mon employeur ? Est-ce que je considère ma carrière dans une perspective à court, moyen ou long terme ?

• Suis-je prêt à suivre les décisions, les orientations de mon entreprise quoiqu’il en soit ? Quelle(s) limite(s) me suis-je imposée(s) ?

• Ai-je déjà trahi ou été trahi(e) par mon employeur (renoncement aux promesses, non respect des valeurs de l’entreprise…) ?

• Comment faire progresser les hommes et les femmes, les faire travailler dans un environnement qui peut être sans perspective pour eux (elles) ? Quelle est ma réaction vis-à-vis de ma hiérarchie ou de mes subordonnés ?

1 janv. 2000

Une nouvelle vie a chaque page - Quelle France

source du Loiret - Orléans

Un jour, une riche héritière vint déjeuner au Restaurant de La Source, au Sud d'Orléans. On lui glissa à l’oreille, « vous savez, La Source, en allemand, cela se dit « quelle », Comme ce serait amusant que votre entreprise s’installe chez nous… » C’est ainsi, selon la légende, que le groupe allemand Quelle décida d’installer une filiale près d'Orléans.

20 ans plus tard, Quelle France employait 1500 personnes dont 900 sur Saran (finalement au nord d'Orléans) et envoyait 30 000 colis par jour à 7 millions de clients ! Depuis 2000, un certain nombre de décisions stratégiques, un manque d’investissement dans les outils de production, un manque de remise en cause en terme de positionnement et de réseau de vente ont fait que Quelle est entré dans un cycle peu vertueux. Les décisions ont alors été d’externaliser ce qui pouvait l’être : SAV, stockage, services de crédit, informatique, centres d’appels. La chute n’en a été que plus rapide. Les plans sociaux n’ont fait que décourager ceux qui y croyaient encore. En 5 ans, Quelle a divisé par 2 le nombre de ses salariés, sans trop de remous finalement.

Devant les mauvais résultats, la maison-mère a décidé cette semaine de céder sa filiale française. Le repreneur profitera-t-il du savoir-faire des équipes ou liquidera-t-il l’entreprise pour ne reprendre que le fichier client ? Préfèrera-t-il l’aventure humaine ou le profit immédiat ? Pour les personnels de Saran, on hésite entre l’espoir de repartir avec ne nouveaux objectifs et la peur de vivre un drame.

A Orléans, soit on a travaillé chez Quelle, soit on a un amis, un voisin qui y a travaillé. Comment ne pas être touchés par ce qui se vit dans les 700 foyers des employés de Quelle France ?

A Saran, sur la Nationale 20, une image du catalogue Quelle nous annonce « Une nouvelle vie à chaque page ». Puisse-t-elle donner espoir à ses employés car c’est sans doute une page importante qui se tourne pour les employés de Quelle France.