13 mai 2006

13 mai - Assemblées partielles et Ateliers débats

Samedi après-midi, on va au palais des congrès attenant.


Assemblée partielle n°2 L'homme au coeur de nos responsabilités de management
Comme on est entre managers, on se passe des powerpoint...



Relecture de Bruno-Marie Duffé
"Par ses choix, le cadre développe son esprit critique. C'est celui qui écoute, accompagne, parle,
appelle."
"Au coeur de l'entreprise, c'est un messager en intervalle."
"Il n'a pas peur de l'avenir."



Atelier débat N°2 "L'homme au coeur de nos responsabilités de management"
On parle de la lutte contre l'alcoolisme en entreprise, de mobilité, de motivation et de développement personnel.



Configuration des ateliers débat. Notons que certains cadres de la région Centre emprisonnent leur femme (à droite)


Forum caisse de pastis sur l'emploi (qui a pris la caisse ?)

Forum caisse de pastis sur l'emploi
CTP 41 et ECECO : des chrétiens s'engagent pour l'emploi en région Centre.


Fin des assemblées partielles et ateliers débats. On souffle un peu.


Tiens, une ancienne MCC Orléans à présent responsable de son équipe à Nancy !


Surprise ! Un concert rock...



R'BA : Rock'B Attitude, un groupe de rock catho de Marseille. Extraits de précédents concerts...

Le concert est apprécié par bon nombre des congressistes sortis des assemblées.


Pour les autres, il y a un marché provençal, ça tombe bien, il y a un peu de soleil

suite...

Soirée au congrès de Marseille

C'est l'heure du diner.

Le MCC est un mouvement nationnal : autour de la table, des équipiers d'Orléans, d'Angers, de Montpellier et d'Avignon

Un jeune prêtre accompagnateur nous parle de son heure passée à l'Oratoire. Des dirigeants d'entreprise apportent leurs décisions pour les mettre sous le regard de Dieu : "Je ne vous donne pas les détails mais vraiment, y'en a qui ont la foi. C'est beau !"

MCC region Centre Sacrées discutions en région Centre !...

A quoi reconnait-on un responsable régional ? Il a enlevé son ruban bleu pour manger !

MCC chateauroux On rigole bien du côté de Chateauroux...

Le monsieur de gauche trouve qu'il a l'air ridicule avec son ruban autour du cou...



Sketch UP La compagnie Sketch'Up nous joue une pièce de théatre social sur le monde du travail.
Spécialement créée pour l'occasion, cette pièce fera date dans l'histoire des congrès MCC

Sketch UP Présentation de la méthode de management d'un DG imaginaire
"La méthode barbecue : toujours sur le grill !"

Soiree JP MCC Fin de soirée des JPs : on danse jusqu'à 1 heure du matin

12 mai 2006

14 mai - Session plénière et clôture du congrès MCC 2006

Christian Sauret Dimanche matin : Christian Sauret présente la seconde journée.


Session plénière "Des perspectives pour espérer"

"Je suis entré en France clandestinement et sans qualification à l'age de 17 ans. Maintenant, je suis chef d'entreprise, mon entreprise crée de la valeur, j'oeuvre pour l'insertion par l'économie dans les quartiers difficiles de Marseille. Pourtant, je n'aurait eu aucune chance de répondre aux critères de l'immigration choisie."

"Il faut lutter contre la peur, croire que la diversité n'est pas un pis-aller mais qu'elle est consubstantielle de la création : Dieu a voulu que l'on soit différent. "

"La Foi fait penser que la graine deviendra un baobab. L'Espérance fait que la graine devient vraiment un baobab"


Recueil des questions


Passage du ballon solidaire. Hier, on nous a dit que nous n'étions que des gérants transitoires. Pour avancer, il faut se passer le ballon de l'arrière vers l'avant.


Bon, l'avis est partagé sur cette phase :
Certains trouvent que le concept du ballon a peut-être été poussé un peu loin, d'autres auraient voulu qu'ils y ait plus de ballons pour pouvoir en toucher un ...
Le prochain congrès devra résoudre ce dilemme !


Remi de MaindrevilleRelecture de Rémi de Maindreville. Etonnant ce logo du congrès - quand-même, pourquoi cette forme ?


Messe au congres MCC AH c'était donc ça !


La messe peut donc commencer.


Cardinal PanafieuLe cardinal Panafieu préside une célébration exceptionnelle !


Sur les pierres, on a inscrit les prières que les régions ont apporté au congrès.


Avec ces pierres, on construit un mur...


On amène des escabeaux.


On continue à monter le mur !
C'est quoi ce chantier ?


C'est malin : il manque une pierre !


chorale MCC La chorale



On apporte la dernière pierre. Elle est différente des autres mais c'est elle qui permet au mur de devenir une arche.

Tous nos aumôniers sont là !


... toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie ...


Fin de la célébration.


MCC Bureau national Christian Sauret a finit sa mission : il passe le relais au nouveau Bureau National.


Christian Sauret remet un bâton de pelerin et un sac à dos au nouveau responsable du mouvement. Bonne marche !


Bravo à l'équipe de préparation !
Bertrand est ovationné.
Merci Marseille et la région PACA.


C'est l'heure de démonter !


Il était beau l'olivier.


Dans cette tâche de démontage aussi la région Centre a été solidaire!


Lundi matin : Tant qu'à venir à Marseille, autant en profiter pour visiter la région.
En fait, pour pas mal de personnes, le congrès a été le prétexte pour passer un week end en couple... Et oui...


Flore des calanques de Marseille

Dans l'euphorie, certains se jettent à l'eau...

Retour à Orléans :
Debout les gars, réveillez-vous, ... on va changer le monde..

Pour toutes les infos sur les différentes assemblées, se rendre sur le site http://mcc-solidaires.over-blog.com/

11 mai 2006

Les Chretiens sur le front de l' emploi - Le pelerin 11 mai 2006

En mai 2006, alors que la France sortait de la crise du CPE, le MCC préparait son congrès sur le thème de la solidarité.
A cette occasion, Le Pelerin a effectué un reportage, notamment à Orléans, pour comprendre comment des membres du mouvement agissent concrètement en faveur de l'emploi des jeunes.




site du Pelerin

Vivre l'humanisme chretien - article de la republique du centre du 11 mai 2006

A l'occasion du congrès, nous avons rencontré un journaliste de la République du Centre. Voici l'article qu'il a fait paraître le 11 mai 2006 suite à cette interview :
Vivre l'humanisme chrétien en entreprise

8 mai 2006

Priere matinale sur RCF

La prière matinale de RCF


Tous les ans, les membres du MCC du Loiret animent la prière matinale sur RCF-Saint-Aignan (91.2 MHz) pendant une semaine. Cette année, la prière a été diffusée du 9 au 12 mai (juste avant le congrès).

Pour le MCC, cette participation à RCF est l'occasion de témoigner de son enracinement dans l'Eglise locale, de réaffirmer sa communion avec l'ensemble des chrétiens des paroisses, des communautés et des autres mouvements du diocèse.

Agnès, Armelle, Véronique, Marine, Marc, Paul (absent de la photo) et Valery ont constitué l'équipe d'animation de cette édition 2006.

Voici un partie des prières dites pendant ces emissions.

MARDI 9 MAI

Lecture du jour

Lecture du livre des Actes des Apôtres 11, 19-26
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs. Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de' Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur. 1 'Eglise de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. À son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un coeur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement de près de 3000 Chrétiens et à la lumière de la lecture des actes des apôtres, nous vous proposons cette méditation de Charles Singer :

Guetteurs
Les croyants sont des guetteurs. C'est le nom que Dieu leur a donné.
Pas des juges qui prononcent des jugements irrévocables sur tout ce qui hésite et peine à la surface de la terre,
pas des guerriers qui entreprennent la lutte - sainte, évidemment - contre tout ce qui entraîne du mouvement dans les longs couloirs de la Tradition,
pas des gardiens des valeurs éternelles,
pas des diplomates qui naviguent entre toutes les eaux pour préserver le Bien de la Communauté,
pas des saints à la pureté irréprochables !
Des guetteurs :
qui crient au plus fort de la désespérance : "Ne perdez pas courage, le Jour se lève",
qui sont à l'affût,
qui distinguent, dans la poussière et la sueur, les traces du salut qui vient,
qui passent de l'un à l'autre, tapant sur l'épaule : "Tiens bon. Tu n'es pas seul !",
qui vivent au milieu de leurs frères, connaissant les mêmes joies et les mêmes difficultés, leur répétant parfois, au sein des moqueries, qu'au milieu d'eux il y a Quelqu'un qu'ils ne connaissent pas et qui travaille avec eux au bonheur de tous,
qui réveillent les yeux de leurs frères, les invitant à regarder au-delà des cris la joie qui se lève à l'horizon des vivants.
Guetteurs : c'est le nom de baptême des croyants !
Charles SINGER

MERCREDI 10 MAI

Lecture du jour

Evangile de jesus-christ selon saint jean 12, 44-50
Jésus affirmait avec force « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ; et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour. Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de cet évènement, rassemblement de près de 300 Chrétiens et à la lumière de la lecture des actes des apôtres, nous vous invitons à partager cette réflexion de Christian Sauret, responsable national du MCC.

Demain, solitaires ou solidaires ?
Quel sens y a-t-il aujourd'hui à chercher le maintien de la solidarité entre les hommes dans l'activité économique proprement dite ? Qu'est-ce qui pourra, demain, nous guider dans nos attitudes de responsables en entreprise, à l'international dans la cité, dans les associations et dans les engagements en faveur des exclus du monde du travail de nos sociétés ?
Comment donner une autre perspective à la marche du monde ? Nous pensons que l'accueil de l'autre dans une société mondialisée et la prise en compte positive des transformations sociales sont un chemin pour l'humanité.
Le premier lieu où nous sommes invités à adopter cette attitude de résistance au désenchantement ambiant est notre milieu professionnel, soumis aux conséquences d'une logique économique qui finit par oublier l'homme.
Ce thème nous déplace en jouant sur le sens des mots : de solitaires - centrés sur nous-mêmes, nous pouvons devenir solidaires - tournés vers les autres. Il invite à convertir notre intelligence des situations. Il donne une clé de compréhension de ce à quoi nous sommes appelés dans une société en plein questionnement sur elle-même.
La solitude intérieure n'est pas un repli sur soi individualiste. Elle ouvre à la liberté de chacun qui permet de ressentir en profondeur la solidarité, la communion avec l'autre, idéal de vie dont nous nous rapprochons difficilement. Les autres, tous les hommes de la planète monde, nous forcent à découvrir notre identité profonde d'êtres humains. Face à la primauté non gouvernée de l'économique, n'est-ce pas au-dedans de chacun que se discernera le courage d'affirmer, avec réalisme et sans naïveté, la primauté du don et de la solidarité


JEUDI 10 MAI

Parole du jour

Evangile de jesus-christ selon saint jean 13, 16-20
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, je Suis. Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement et à la lumière de la lecture de l'Evangile selon Saint Jean, nous vous proposons cette méditation d'André Sève :

Chaque fois que vous avez fait cela.

Alors le Roi leur dira : « venez les bénis de mon Père, recevez le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».

J'avais faim et vous avez inventé le Secours catholique et le CCFD.

J'étais prisonnier politique et vous avez imaginé Amnesty international.

J'étais torturé et vous avez créé l'ACAT.

J'étais handicapé et vous avez lutté pour que les pouvoirs publics s'occupent davantage de nous.

J'étais âgé et vous avez déployé d'incroyables efforts pour me maintenir chez moi ou pour créer des résidences au milieu des ménages jeunes et des enfants.

J'étais réfugié et vous avez remué ciel et terre pour m'accueillir.

J'étais travailleur émigré et vous m'avez fait comprendre mes papiers, vous m'avez aidé à défendre mes droits.

Chaque fois que vous avez fait cela à des masses de sans-défense et de sans-voix, c'est à moi que l'avez fait .


VENDREDI 11 MAI

Parole du jour

Lecture du livre des Actes des Apôtres 2, 42-45
Les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les coeurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun.

Prière
« Demain, serons nous solitaires ou solidaires ? » C'est le thème que le Mouvement chrétien des cadres et dirigeants s'est choisi pour animer son congrès national qui se tiendra à Marseille à la fin de cette semaine. Dans la perspective de ce rassemblement et à la lumière de la lecture du livre des Actes des Apôtres, qui nous invite à vivre la solidarité dans nos communautés, nous vous proposons cette méditation de Thierry Lamboley autour de la première prière des chrétiens :

Notre Père
Toi qui réussis à faire de moi ton fils,
ta fille
Qui es aux cieux
que je garde les pieds sur terre,
Que ton nom soit sanctifié
que mon prénom me parle de ta
sainteté promise,
Que ton règne vienne
que mes actions fassent grandir ton
royaume
Que ta volonté soit faite
que j'apprenne à aimer, à vouloir ce
que tu veux
Sur la terre comme au ciel
dans mes rêves comme dans la
réalité.
Donne nous aujourd'hui
transforme les fruits de notre travail
d'aujourd'hui
Notre pain de ce jour
en pain de vie éternelle
Pardonne-nous nos offenses
relève nous de nos échecs
Comme nous pardonnons aussi
comme nous relevons aussi
A ceux qui nous offensés
ceux qui nous ont fait échouer
Et ne nous soumets pas à la tentation
et ne nous laisse pas croire que nous
réussirons en maîtrisant tout
Mais délivre-nous du mal
mais délivre nous des fausses images
de Toi.

Thierry Lamboley

1 mai 2006

Annonce du congrès dans "La vie diocésaine"

Annonce du congrès dans "La Vie Diocésaine de mai 2006"
DEMAIN, SERONS NOUS SOLITAIRES OU SOLIDAIRES ?


L'actualité nous fournit tous les jours des illustrations d'une crise contemporaine des solidarités (économiques, générationnelles, spatiales, etc.) : flambée des banlieues, mouvement contre le CPE, grogne des stagiaires contre des situations de précarité qui se pérennisent, financement des retraites ; débat en cours sur l'immigration (choisie/ subie, voulue/décriée) ; inquiétude diffuse face à la mondialisation en général et à la montée des puissances économiques asiatiques en particulier.
Comment, dans ce contexte difficile, repérer des chemins et des manières d'agir ajustées avec la foi chrétienne alors que le monde est sans cesse plus dur et compétitif ? Comment faire vivre l'Evangile et grandir le Christ dans un contexte économique hyperconcurrentiel, marqué par une grande imprévisibilité et la croissance des égoïsmes nationaux ? Comment restaurer la « dimension communautaire de l'aventure humaine » au sein des bouleversements économiques, sociaux et culturels du monde contemporain ? Quelle place faire à l'autre dans nos décisions professionnelles ?
Tels sont quelques-uns des enjeux et quelques unes des questions sur lesquels les 7000 cadres du Mouvements Chrétien des Cadres et Dirigeants (MCC) sont appelés à réfléchir et à s'engager lors de leur congrès national qui a lieu à Marseille les 13 et 14 mai 2006.
Né en 1965, dans la foulée du Concile, le MCC est un mouvement d'action catholique dont les membres, pleinement engagés dans le tissu humain, politique, associatif et les réalités socio-économiques de notre époque, ont à coeur de vivre en conscience leurs responsabilités et d'élaborer leurs décisions en cohérence avec leurs convictions et leur foi chrétienne. Le projet du MCC est d'offrir à chacun de ses membres un lieu d'échanges, de réflexion, de prière et de conversion au sein d'un petit groupe d'une dizaine « d'équipiers » et d'un aumônier. Le mouvement compte ainsi 7000 personnes (dont un tiers ont moins de 35 ans) réparties en 700 équipes présentes dans toute la France (8 dans le diocèse d'Orléans), mais aussi à Berlin, Londres, Washington et Shanghai. Il joue un rôle dans la vie de l'Eglise et de la société, en cherchant à apporter aux hommes et aux femmes qu'il réunit le soutien humain et spirituel dont ils ont besoin. Partant de situations concrètes tirées du monde tel qu'il est ,et non tel qu'ils voudraient qu'il soit ? (par exemple le conflit au travail, l'autorité, les rapports hommes femmes, etc.), les membres du mouvement s'efforcent en équipe de leur apporter des éléments de réflexion et de discernement. Chacun est ensuite invité à oeuvrer, à la place qui est la sienne et à l'échelle de ses propres responsabilités, pour bâtir un monde plus respectueux de la personne, plus soucieux des autres et plus riche de sens.
Une des richesses du mouvement tient à sa grande diversité (sociale, culturelle, religieuse) et à son constant renouvellement, nourri en particulier par le recrutement de jeunes professionnels (moins de 35 ans). Pour tous, le congrès marque un temps fort, qui devrait rassembler près de la moitié des membres du MCC et constituer, par delà le mouvement lui-même, un véritable évènement d'Eglise. Le choix du thème du congrès traduit cette volonté commune de chacune des équipes de s'engager pleinement dans le monde contemporain pour lui donner un visage plus humain : « Demain, serons-nous solitaires ou solidaires ? » Ce sujet nous propose de réfléchir sur le sens qu'il y a à maintenir une exigence de solidarité entre les hommes dans l'activité économique proprement dite. Il nous invite également à nous engager en entreprise, mais aussi dans les associations, dans la cité et dans nos familles, pour oeuvrer en faveur des exclus du monde du travail et de notre société.
Pour nourrir cette réflexion et cet engagement, le congrès décline huit thèmes principaux, éclairés par l'intervention de nombreux experts, chefs d'entreprise, économistes, religieux, théologiens, historiens, syndicalistes, hommes politiques, etc. 1) Logique financière, logique économique : La finance est-elle aujourd'hui au service de l'économie et donc de l'homme ? ; 2) L'homme au coeur de nos responsabilités de management : Quelle est aujourd'hui la place effective de l'homme en entreprise ? La relation entre l'entreprise et ses salariés deviendrait-elle froidement contractuelle et largement déshumanisée ? ; 3) Santé pour tous et contrainte économique : Comment concilier droit à la santé et besoins collectifs en particulier quand l'espérance de vie de ne cesse de progresser ? L'indemnisation peut-elle être illimitée ? ; 4) Diversité sociale, culturelle et religieuse : Comment vivre ensemble en Europe ? A quelles conditions l'interreligieux est-il une chance ? ; 5) Fragiles, exclus : est-ce pour toujours ? Dans l'économie mondialisée, le « chacun pour soi » gagne du terrain. Comment s'en sortir ? ; 6) Comment assurer un développement solidaire ? Comment mieux partager les biens matériels mais aussi le savoir à l'échelle de la planète ? ; 7) L'intergénérationnel : comment construire ensemble ? Comment faire du monde du travail une expérience humaine à partager entre générations ? ; 8) Urgence de l'engagement politique : Le politique passionne mais est devenu un débat de professionnels, au mieux déconnecté des préoccupations des citoyens, au pire suspect de complaisances douteuses. Comment rendre à l'engagement politique ses lettres de noblesse ?

Pour sa part, le MCC du diocèse d'Orléans apporte au congrès des exemples d'action concrète menée par plusieurs de ses membres en direction des chercheurs d'emploi, pour les aider à « se remettre debout », à s'épauler mutuellement et ainsi à construire leur avenir. Ces témoignages montrent comment chaque chrétien peut, à son niveau, se mettre au service d'une cause qui le dépasse, devenir redécouvreur d'humanité et trouver de nouvelles sources de solidarité.

Comme on le voit, la tâche est immense. Il n'en est que plus nécessaire d'adopter, face à l'ampleur et au nombre des défis qui nous sont lancés, une attitude de résistance face au désenchantement ambiant. Au-delà du MCC, chacun est amené à réfléchir à ses désirs, ses compétences et ses responsabilités pour agir sur le monde. Ces débats, et les initiatives qu'ils portent dans l'ensemble de notre société, feront immanquablement partie des enjeux des échéances électorales que notre pays connaîtra en 2007 et qui pèseront sur les années à venir. Demain, serons-nous solitaires ou solidaires ?



Corinne et Miguel Teixeira
02 38 54 61 86
mccloiret@yahoo.com
http://mcc.cef.fr/centre/loiret

2 mars 2006

Propositions inter-mouvements JOC, MCC, MRJC sur l'emploi et le travail des jeunes

oOo

Mars 2006

Ce document présente les réflexions menées conjointement par trois mouvements d'Eglise et d'action catholique travaillant sur la question de l'emploi et du travail des jeunes. Ce travail a été mené à l'invitation de la Commission Sociale des Evêques de France :
la JOC : la Jeunesse Ouvrière Chrétienne est une association d'éducation populaire qui oeuvre à l'insertion des jeunes dans la société et dans la vie. Depuis 1927, elle propose à ces jeunes des milieux populaires de se rassembler et leur offre les moyens concrets de mettre en oeuvre des projets qu'ils ont définis entre eux. Animée par les jeunes eux-mêmes, la JOC lutte contre leur exclusion et vise à favoriser leur autonomisation en développant des solidarités actives. La JOC compte 10 000 adhérents et rejoint 30 000 jeunes de 15 à 30 ans en France. Elle compte 120 fédérations locales.
le MCC : le Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants est un mouvement qui regroupe environ 6 000 membres en France dont 1/3 de Jeunes Professionnels (JP) âgés de 23 à 35 ans. Il repose principalement sur la vie d'équipe : composée d'une dizaine de membres, l'équipe se réunit une fois par mois pour réfléchir sur des thèmes en lien avec les expériences de ses membres dans le cadre de leurs responsabilités professionnelles, associatives, familiales et citoyennes.
le MRJC : le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne) est un mouvement qui rejoint environ 15 000 jeunes en France âgés de 15 à 30 ans. Il compte 80 jeunes animateurs salariés. Le MRJC, organisé du local à l'international, géré et animé par des jeunes, joue un rôle de sensibilisation, de formation à l'analyse et à l'action. Il permet aux jeunes d'analyser la société, de la comprendre, de se former et de s'organiser collectivement pour agir. Nous agissons principalement sur 3 champs : l'emploi, l'école et l'agriculture. Dans ce cadre, 100 000 journées de formation et 400 séjours éducatifs sont organisés.

Après une première partie qui exposera la vison du travail que porte les trois mouvements, nous proposerons des éléments de réflexions et des pistes d'action autour de trois grandes thématiques :
- Orientation et emploi
- Vie active et travail
- Intégration dans le monde du travail



Sommaire



1 Rôle et place du travail
1.1 Le travail au coeur d'un projet de vie à bâtir
1.2 Le travail, lieu d'une reconnaissance sociale et source d'un engagement citoyen.
1.3 Le travail, lieu de construction et de développement de l'individu.
1.4 CPE : incertitude et défiance au lieu de perspectives et confiance.
2 Orientation et emploi
2.1 Connaissance du territoire et des perspectives qu'il offre.
2.2 Apprendre à se connaître soi-même.
2.3 Décloisonner le monde scolaire et le monde économique.
3 Vie active et emploi
3.1 Stages et premiers contacts avec la vie professionnelle.
3.2 Visibilité des entités qui peuvent aider les jeunes.
3.3 Connaissance du monde du travail
3.4 Formation à la recherche d'emploi
3.5 Mobilité et territoires.
4 Intégration dans le monde du travail
5 Synthèse de nos propositions pour permettre aux jeunes une construction structurée et structurante de leur projet professionnel et contribuer à la sécurisation des parcours.
6 Conclusion.
7 Annexe : Constitution du groupe de travail


1 Rôle et place du travail


Au-delà des propositions de moyens et de pistes concrètes, il nous semblait important de nous interroger sur ce qui fondait notre réflexion : ce que nous attendions de l'emploi, ce qui nous semble être le rôle qu'il doit jouer dans la vie d'une société et d'un individu.

1.1 Le travail au coeur d'un projet de vie à bâtir


En accord avec les autres mouvements, le MRJC indique que ce qui semble important, c'est de ne pas isoler la question du travail, mais de la considérer comme intégrée dans la vie de la personne. Limiter la question à l'intégration dans l'entreprise est trop réducteur. Il s'agit bien ici de s'interroger sur l'intégration de la personne dans un tissu économique et social, et sur la manière de bâtir une citoyenneté.
Ce parcours de citoyenneté passe par l'éducation à l'autonomie et au choix : la cohérence dans la vie d'un individu repose sur la capacité à mûrir un projet professionnel, sans subir le diktat d'orientations scolaires trop vite décidées. Le travail doit pouvoir d'une manière ou d'une autre correspondre aux rêves que porte la personne, même s'ils doivent être parfois ajustés avec la réalité des compétences et du monde du travail. A cet égard, les témoignages d'aînés apportent un éclairage souvent formateur. Ces formes de parrainage, malheureusement trop rares, restent à encourager pour aider les plus jeunes à mûrir leurs projets.
Cette éducation doit aussi faire prendre conscience au jeune que si le travail peut être une source d'épanouissement, il est tout autant le lieu d'un engagement, mû par l'envie de faire avec d'autres, d'être utile et de porter un projet ambitieux pour faire avancer l'homme. Il ne peut donc pas être dissocié des autres engagements que peut avoir l'individu hors de son cadre professionnel.

1.2 Le travail, lieu d'une reconnaissance sociale et source d'un engagement citoyen


Par ailleurs, la reconnaissance sociale, l'identification dans un milieu ou un territoire restreint repose encore beaucoup sur la profession exercée. Au-delà de l'autonomie que procure la rémunération perçue, le travail donne donc une certaine stature sociale, qui permet de tenir d'autres engagements : politiques, associatifs, syndicaux... parce que la personne est sûre de sa place dans la société. Ceci nécessite d'avoir une visibilité minimum (de l'ordre de 2 à 3 ans) pour pouvoir s'engager pleinement (cf en particulier les mandats des élus qui sont au minimum de 5 ans). Les synergies entre ces engagements associatifs et professionnels ne nous semblent pas suffisamment développés : comment valoriser les acquis de ces expériences associatives dans un contexte professionnel ? Certaines entreprises favorisent cet engagement, mais il semble utopique actuellement d'ajouter ce critère lors de la recherche d'emploi. Il est à noter qu'à cet égard, il est souvent difficile pour le jeune travailleur de faire valoir ses droits pour des engagements associatifs (congé associatif par exemple).




1.3 Le travail, lieu de construction et de développement de l'individu


Le travail est également le lieu d'une construction pour l'individu. Il est important de garantir ses chances de progresser et d'approfondir son métier ou de se former aux évolutions de la société. Trop souvent, l'individu reste bloquer dans sa formation ou son diplôme initiaux, tant du fait des entreprises, qui refusent de prendre des risques et qui définissent des évolutions de carrière conventionnelles, que du fait de l'individu lui-même qui n'est pas toujours en mesure de valoriser ses expériences, aussi bien professionnelles que personnelles. Permettre aux jeunes d'identifier et de valoriser les compétences acquises hors de l'école ou du monde du travail pourrait contribuer à nourrir leur projet professionnel.
Même si comme nous l'avons vu, le travail joue un rôle essentiel pour l'individu, nous sommes étonnés par la sacralisation que fait la société dans son ensemble du CDI. Certes, les entreprises qui veulent préserver une grande flexibilité rechignent à embaucher leur personnel en CDI et ont recours à des contrats qui instaurent une grande précarité, mais les banques ou les loueurs de logement sont tout aussi frileux et n'accordent pas de financement ou d'appartement à des personnes en contrat précaire. A notre sens, si les contrats évoluent, le reste de la société doit donc avancer de manière cohérente de telle sorte que les individus ne soient pas victimes d'une « double peine » : ni travail, ni logement. Toute mesure visant à assouplir les contrats de travail actuels doit donc s'accompagner de communication, d'information et de motivation financière pour aider à l'évolution des mentalités.

1.4 CPE : incertitude et défiance au lieu de perspectives et confiance


Les trois mouvements réagissent sur le CPE (Contrat Première Embauche), mis en place par le gouvernement peu après la rencontre du mois de janvier avec le ministre du travail.
Il y a unanimité pour dire que ce contrat instaure une trop grande incertitude pour les jeunes, sans contrepartie réellement engageante de l'entreprise à leur égard. D'une manière perverse, il ne repose pas sur la confiance faite aux jeunes et à leurs compétences et savoir-faire acquis durant leur formation, mais sur le risque que l'entreprise prend en les embauchant. Quelle répercussion un tel renversement de perspectives peut avoir sur l'évolution de la société ?
Par ailleurs, il constitue une atteinte à l'emploi durable, et s'inscrit dans une dynamique de brièveté de l'engagement, ce qui permettra moins aisément le renouvellement du monde syndical.
Alors que le peu d'engagement des jeunes tant au niveau citoyen, associatif, syndical, que familial est souvent regretté dans la société actuelle, ces mesures, marquées par le manque de visibilité sur l'avenir, ne peuvent qu'accentuer ces phénomènes.
Nous pensons également que l'absence de nécessité de formuler une cause sérieuse pour notifier le licenciement laisse les jeunes démunis devant un échec. Cela peut perturber la future réinsertion tout autant que le processus serein d'analyse de cet échec qui permettrait d'éviter de renouveler certaines erreurs dans le futur.
Enfin, nous nous interrogeons sur la nécessité de créer des solutions sur mesure pour les jeunes, ce qui d'une manière indirecte, implique qu'il est nécessaire d'avoir des mesures dédiées aux jeunes et donc constitue des freins psychologiques pour des embauches sans avantages. C'est plutôt l'ensemble des processus qu'il faudrait réadapter, en favorisant notamment les parcours sécurisés dans un monde précaire.

2 Orientation et emploi


2.1 Connaissance du territoire et des perspectives qu'il offre


Sur la question de l'orientation, il nous est paru essentiel de donner rapidement tous les éléments fondamentaux pour construire un projet professionnel réfléchi.
Il nous semble important de développer chez les plus jeunes une connaissance réaliste des potentialités du territoire sur lequel ils vivent. Une enquête réalisée dans le sud de l'Indre auprès de lycéens montrent que 90% des jeunes n'ont aucune idée de l'activité économique et du type d'emploi existant sur leur territoire. Le milieu associatif et syndical a ici un rôle important à jouer : apprendre à monter des projets ou des actions au service d'un village ou d'un quartier. C'est aussi en favorisant l'ouverture de l'école sur un territoire (souvent lieu pivot, particulièrement en milieu rural), par le biais de stages, de rencontres d'expériences, d'acteurs du territoire...
Par ailleurs, il semble important de pouvoir apprivoiser les lieux institutionnels de recherche d'emploi, comme l'ANPE par exemple. Des actions simples proposées aux classes pourraient être envisagées : visite d'une agence ANPE, et recherche des métiers proposés sur le bassin d'emploi.

2.2 Apprendre à se connaître soi-même


Il est essentiel de sortir de la vision technique de l'orientation : dans les centres d'orientation ou les brochures adaptées, on se contente de montrer et de décrire des métiers, sans donner suffisamment de relief et de réalité. Cela ne permet par forcément aux jeunes de se déterminer, surtout lorsqu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils veulent faire.
Tout au long de leur formation, les jeunes devraient être aidés par un travail d'évaluation et de bilan des expériences acquises, sous un regard indépendant de celui porté par la famille. Cette évaluation pourrait alors devenir un réflexe de telle sorte qu'ils puissent faire évoluer leur parcours à tout moment de leur carrière, indépendamment de leur formation initiale. Ils sauraient alors se vendre et mettre en avant les compétences acquises. L'enseignement en lui-même ne permet pas d'acquérir une bonne connaissance de soi, et ce sont souvent les engagements extérieurs : associations sportives, religieuses, scoutisme... qui permettent à quelques-uns de trouver des espaces où ils peuvent apprendre à mieux se connaître. Cette chance devrait être offerte à tous, par le biais de l'école. Par ailleurs, ces « bilans des compétences acquises »[1] pourraient suivre les jeunes tout au long de leur scolarité, à l'instar de leur dossier scolaire. Cela est d'autant plus nécessaire que la lisibilité des diplômes n'est pas toujours très explicite pour les employeurs, et qu'il est donc nécessaire pour les jeunes de mettre en avant leur savoir-être bien avant leur savoir-faire.

Proposition de la JOC
Favoriser l'utilisation d'un outil déjà existant : « Le passeport de l'engagement » à l'initiative du programme « Envie d'agir » (www.enviedagir.fr)
Ce passeport a pour but de rendre les jeunes autonomes et acteurs dans leur propre reconnaissance. En leur permettant notamment d'obtenir, par exemple dans le cadre d'une recherche d'emploi, une reconnaissance d'aptitudes ou de compétences acquises à l'occasion d'activités sociales. Il peut également contribuer à l'élaboration d'un dossier de validation des acquis de l'expérience (VAE).

2.3 Décloisonner le monde scolaire et le monde économique


L'école est un lieu pivot, qui doit s'ouvrir davantage au monde de l'entreprise : témoignage de parents d'élèves, journées consacrées à la recherche d'un métier, à la création ou à la reprise d'entreprise... Un certain nombre d'actions est en effet à entreprendre avant que les jeunes ne soient complètement exclus du système et des dispositifs adaptés.
Une bonne adéquation des études à la profession visée reste nécessaire. En effet, les cadres pour continuer à se former quoique élargis ces dernières années, impliquent encore des sacrifices importants (notamment financiers) pour les personnes qui souhaitent en bénéficier. Il nous semble ainsi essentiel de mettre en cohérence les politiques et les moyens alloués à cette volonté de développer des compétences tout au long de la vie.

...
Le développement progressif de la validation des acquis de l'expérience va dans ce sens. Elle contribue à casser la représentation, fortement ancrée en France, selon laquelle toutes les connaissances doivent être acquises en début de vie. Mais il faudrait également assurer une plus grande continuité entre formation initiale et formation continue. Faute d'être assurés de pouvoir reprendre un jour un cycle d'étude dans l'enseignement supérieur, les jeunes en difficulté à l'université préfèrent parfois s'accrocher, quitte à obtenir, après plusieurs années, un diplôme peu « monnayable » sur le marché du travail, plutôt que de s'inscrire dans une autre voie de réussite et revenir ensuite vers des apprentissages plus formels.
Aller dans ce sens engage la responsabilité des entreprises et des partenaires sociaux.
Malgré les intentions affichées dans ce domaine, la formation continue permet rarement de tels parcours.
Le congé individuel de formation pourrait servir à aménager ces parcours. Ses limites, notamment financières, conduisent le plus souvent à écarter des demandes de ce type au profit de situations légitimement considérées comme plus urgentes : personnes fragilisées dans leur emploi, salariés ne disposant d'aucune qualification...

Extrait du rapport du groupe de travail présidé par Henri Proglio, PDG du groupe Veolia Environnement p.17

Enfin, la communication de la part des différents acteurs de cette formation tout au long de la vie doit être développée : les dispositifs existant sont encore très mal connus des salariés.

Dans l'enquête menée par la JOC en décembre 2005 des chiffres confirment ces affirmations : les 31 000 jeunes interrogés ont très largement une bonne opinion sur la VAE, le CIF et le DIF. Mais près de la moitié des jeunes interrogés méconnaissent ces dispositifs, dont 44 % sont des actifs.

Les centres d'apprentissages (universités, lycées, écoles, CFA...) doivent également être porteurs de projets de formation continue afin que les jeunes prennent conscience très tôt que cette formation initiale qui peut conditionner leurs premières années de vie professionnelle n'est pas une voie de garage et qu'avec une certaine volonté, ils peuvent reprendre des études pour évoluer vers d'autres métiers.
Par ailleurs il semble important que des professionnels siègent dans les comités de programmes des écoles et université pour donner un regard sur la formation qui y est dispensée et essayer de porter les besoins des entreprises et des bassins d'emploi concernés. Il serait bon également d'intégrer dès le lycée des heures de cours dispensées par des professionnels.
Enfin, l'orientation est encore trop souvent décidée sur des questions de moyens des familles.

Pour 29 % des jeunes qui regrettent des choix d'orientation, c'est la situation financière qui ne permettait pas de faire d'autres choix.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

Il est essentiel de décloisonner le débat et de ne pas limiter la réflexion au seul ministère du travail, mais de l'étendre, entre autres, au ministère de l'éducation.

3 Vie active et emploi


3.1 Stages et premiers contacts avec la vie professionnelle


Le stage est une des meilleures opportunités de rencontre entre le jeune et le milieu de l'entreprise. Il faut néanmoins que ce stage soit clairement défini tant au niveau de l'entreprise qu'au niveau du responsable de la formation. Le stage a pour vocation de faire découvrir différentes fonctions dans l'entreprise. Il est essentiel de bien accueillir les stagiaires ou les apprentis, lors de ce premier contact avec le monde professionnel. Il est assez frappant de voir qu'en France, un temps de test sur des tâches sans valeur est souvent nécessaire avant que le stagiaire accède à des activités plus valorisantes et valorisables.

29 % des stagiaires et 39 % des apprentis déclarent qu'on leur donne des tâches que personne n'a envie de faire et n'apprennent rien d'intéressant.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

La situation semble différente dans les pays nordiques où l'on fait confiance aux jeunes sur une mission bien précise adaptée à leurs capacités.

Le temps du retour de stage et du partage d'expérience avec des formateurs ou avec des pairs devrait être plus développé : il permettrait ainsi d'élargir le panel d'entreprises connues par les jeunes tout en favorisant le partage autour des difficultés qui peuvent apparaître dans le monde de l'entreprise, pour ancrer cette connaissance dans une certaine réalité.
Chaque stagiaire ou apprenti devrait également bénéficier avant son stage ou sa mission d'une formation minimum sur ses droits et sur les recours qu'il peut avoir en cas d'abus.

85 % des apprentis interrogés ignorent le changement de statut des apprentis en « apprentis étudiants des métiers »
85 % des jeunes estiment que la formation scolaire doit permettre de connaître ses droits en tant que citoyen et travailleur. 39 % pensent que leur formation scolaire le leur a effectivement permis.
Parce qu'ils ne connaissent par leurs droits, les jeunes ont des difficultés à les faire valoir.
Enquête JOC / CSA - 31000 jeunes prennent la parole sur l'emploi

3.2 Visibilité des entités qui peuvent aider les jeunes


La JOC s'interroge par exemple sur les moyens qu'ont les DDTEFP (direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) pour mener leurs missions de conseil ? Elles sont souvent peu connues des jeunes et n'ont aucun moyen de se rendre visible auprès de la population active.

Par ailleurs, les disparités territoriales au niveau des missions portées par les maisons de l'emploi nuisent à leur visibilité auprès des publics qu'elles visent. Un travail de cohérence au niveau national devrait être mené afin de simplifier le paysage de ces institutions. Elles doivent néanmoins rester le plus proche possible du territoire qu'elles couvrent, et mener des actions de communication : bus circulant dans les villages pour présenter missions et moyens, actions auprès des jeunes en contrats saisonniers...
Le tissu associatif pour l'insertion professionnelle est très dense. Néanmoins, la connaissance de ces associations est souvent le fait des réseaux de connaissances ou du hasard. La communication de ces associations auprès des jeunes et des entreprises pourrait être favorisée au moyen de forums, ou via les maisons de l'emploi.

La reprise d'activité est un défi à relever. Dans la décennie à venir, c'est environ 30 % des chefs d'entreprises (massivement de PME, entreprises du commerce et de l'artisanat) qui céderont leur activité. Pour favoriser la reprise d'entreprise, nous pouvons citer deux expériences existantes :
ü L'association EGEE : L'un de leur objectif est d'accompagner des personnes dans la reprise d'une activité économique. Ce sont des bénévoles (souvent des chefs d'entreprises à la retraite) qui offrent leur compétence à des repreneurs n'ayant pas les moyens financiers de payer un consultant.
ü Le programme TERRIAM : C'est un programme mis en place sur plusieurs territoires pour favoriser la transmission d'exploitations agricoles. Il permet d'accompagner le cédant et le repreneur de l'activité agricole (exemple dans l'Indre mené par les CIVAM du Valençay).

3.3 Connaissance du monde du travail


Dans la perspective de développer une meilleure connaissance du monde de l'entreprise, le MCC propose de favoriser dans les universités (à l'instar de ce qui peut se faire dans les écoles d'ingénieurs) les « junior entreprises », qui sont des associations qui offrent, contre rémunération, les services des étudiants pour répondre à des demandes ponctuelles émanant d'entreprises ou d'associations. Tout en apportant des compléments de revenus aux étudiants, elles lui donnent la possibilité de se confronter au monde de l'entreprise, de développer un réseau de connaissances, de travailler avec d'autres...

Bien que le travail en projet soit le mode de fonctionnement courant des entreprises actuellement, il est fort peu développé durant les études primaires, secondaires et supérieures. A côté de l'évaluation des compétences propres de l'individu, il faudrait développer ses aptitudes à travailler en commun avec d'autres. Un tel travail aurait des répercutions positives sur la lutte contre l'échec scolaire, car le travail en groupe permet une reconnaissance par les autres sur des compétences qui ne sont pas celles qui sont habituellement évaluées.

3.4 Formation à la recherche d'emploi


Il serait bon de développer de façon systématique dans l'enseignement un module destiné à préparer les jeunes à la recherche d'emploi et au monde de l'entreprise :
- Donner des outils pour faire un CV et une lettre de motivation
- Faire un entretien type, de préférence filmé afin que le jeune puisse corriger ses principaux défauts et puisse voir l'image qu'il renvoie aux autres
- Apprendre à structurer un réseau relationnel au cours des études (exemple simple : garder systématiquement les contacts pris lors des stages / simples entretiens)
- Donner des adresses utiles
- Présenter des métiers types de l'entreprise mais aussi l'évolution de carrière qui s'en suit afin de motiver les jeunes.

A côté de ces modules qui visent l'intégration rapide du jeune dans le milieu professionnel, il est bon de préparer les jeunes diplômés, non pas à l'idée du chômage mais à sa perspective à court ou moyen terme et dans ce cadre, de travailler sur les outils, les moyens pour y faire face dans de bonnes conditions. L'isolement et la dévalorisation de soi auxquels peuvent conduire des périodes de chômages longues après des études laborieuses sont en effet des handicaps lors des premiers entretiens décrochés. Dans le même sens, il est nécessaire de favoriser les rencontres entre chercheurs d'emploi : proposition de groupes de travail plus systématique. Ceci permet en particulier aux jeunes de se constituer un réseau et de garder confiance dans leurs capacités relationnelles, souvent mises à mal après un licenciement ou une longue période de recherche.

3.5 Mobilité et territoires


Sur la question de la mobilité, nous nous sommes demandé s'il était normal que tous les emplois soient concentrés dans les mêmes centres économiques, en dépit des politiques de développement des territoires, le monde rural devenant un lieu dortoir. Une grande part de l'énergie se consume dans des temps de transport trop longs, le lieu de travail perd sa qualité de lieu socialisant...
Par ailleurs, beaucoup d'entreprises tirent leur parti du célibat géographique dans la mesure où l'employé est beaucoup plus disponible durant sa semaine loin de sa famille... Dans ce cadre, il faudrait obliger les entreprises, au-delà d'une certaine taille, à rechercher des solutions d'emploi au profit du conjoint d'un salarié muté.

Au-delà de ces mesures financières, il nous semble plus important de repenser la question des lieux où l'on crée de l'emploi, et de mettre en place des politiques volontaristes et cohérentes. On peut citer par exemple, les pôles d'excellence ruraux, qui ont la vocation de créer de l'activité, à condition qu'ils génèrent des projets de territoire cohérents.
Les groupements d'employeurs, 'plateformes d'emploi' au service de différentes entreprises, devraient être plus développés. Ils constitueraient alors des éléments forts de stabilité sur des bassins d'emploi.
Il nous semble également essentiel de repenser la manière de travailler, et de favoriser le télétravail en augmentant l'accès au haut débit informatique pour désenclaver certains territoires, mais aussi en soutenant par des exonérations de charges les entreprises qui y ont recours, car il présente un véritable intérêt écologique, en réduisant les déplacements, et social en favorisant la coïncidence lieu de vie / lieu de travail, gage de lien social.

4 Intégration dans le monde du travail


Il nous semble que la question de l'intégration dans le monde du travail ne peut pas être dissociée de la construction d'une vraie citoyenneté. Il est en effet essentiel de faire changer peu à peu les mentalités, plutôt que d'avoir recours à des moyens palliatifs comme le CV anonyme...En attendant, il apparaît que le seul moyen de faire pression sur les entreprises est la mise en place de condamnations dissuasives financièrement.
Il nous semble également qu'un certain nombre d'outils existent déjà, en particulier la 'charte de la diversité', mais qu'ils sont peu connus à la fois des entreprises et du grand public.
En les rendant publics, les entreprises signataires seraient incitées à plus de responsabilité par rapport à leur engagement. Par ailleurs, si cette charte est connue et signée par les sièges, elle ne parvient souvent pas au niveau local. Il faudrait donc veiller à ce qu'elle soit mieux connue localement, au niveau des recruteurs de terrain. C'est en effet une action que veut entreprendre la JOC d'abord auprès de ses militants et ensuite auprès des acteurs locaux pour que cette charte devienne vraiment efficace et pertinente dans la lutte contre les discriminations.

Nous avons également envisagé la création de lettres de recommandation rédigées et signées par des professeurs et des maîtres de stage qui permettraient au futur employeur de compléter son jugement sur le jeune au-delà des seuls critères visibles et de diplômes.

Enfin, les possibilités du parrainage pourraient être plus développées : allègement de charges si l'entreprise met à disposition un salarié proche de la retraite pour accompagner un plus jeune, droit pour les salariés à des congés pour parrainage ou pour accompagnement dans leur propre entreprise, dans des associations ou dans les établissements scolaires...

5 Synthèse de nos propositions pour permettre aux jeunes une construction structurée et structurante de leur projet professionnel et contribuer à la sécurisation des parcours


-> Créer un outil de valorisation et reconnaissance des acquis et compétences du jeune. Il s'agira pour le jeune d'identifier ce qu'il a acquis au travers de son expérience scolaire et professionnelle mais également au travers d'autres expériences de type associatif, syndical, sportif, etc...
Cet outil devra permettre de faire cet exercice de reconnaissance de compétences à différents moments de la vie du jeune et constituer un appui pour apprendre à valoriser les compétences acquises dans le monde du travail (par exemple, dans le cadre d'une candidature à un poste). Le Passeport de l'engagement nous semble être un bon outil de référence.

-> Développer les cadres qui facilitent le lien entre les professionnels expérimentés et entrepreneurs (encore en activité ou retraités) et les jeunes, dans le but de :
- donner envie à des jeunes d'exercer tel ou tel métier par des témoignages d'expériences ;
- conseiller et accompagner à la création et reprise d'activité ;
- accompagner un jeune dans le cadre d'une première expérience professionnelle (système de parrainage).

-> Favoriser le travail conjoint entre acteurs du monde du travail, acteurs institutionnels, acteurs territoriaux et établissements scolaires :
- pour que le jeune puisse connaître les potentialités de travail sur son bassin de vie ;
- pour que le jeune puisse connaître le contexte de la filière professionnelle qu'il choisira (Où se trouvent les emplois ? Quels débouchés ? Dans quelles structures travailler ?...) ;
- pour que le jeune puisse trouver le métier qu'il pourrait exercer et emprunter la filière de formation correspondante ;
- pour former les jeunes à la recherche d'emploi et faciliter leur entrée dans la vie active (découverte des acteurs institutionnels vers lesquels ils peuvent se tourner comme les Maisons de l'emploi, ANPE, conception et mise à jour de CV...).

A noter : cette proposition nous semble particulièrement conditionnée par la mise en place de projets cohérents de développement des territoires.

-> Développer les dispositifs et cadres favorisant la formation tout au long de la vie pour permettre à chacun de construire progressivement son projet professionnel et de régulièrement renouveler ses compétences

-> Revaloriser les stages effectués dans un parcours de formation :
- en y favorisant la prise de responsabilité des jeunes pour que les stages soient de réels lieux d'apprentissage et de formation ;
- en privilégiant les temps de reprise suite au stage avec les formateurs et les autres élèves / étudiants stagiaires ;
- en y intégrant une découverte minimum des droits des salariés.

-> Lutter contre les discriminations dans le monde du travail en rendant publique la 'Charte de la diversité'.

6 Conclusion


Le travail est un lieu d'engagement qui doit permettre à l'individu d'être pleinement acteur de la société : acteur par son engagement professionnel et par ses compétences, par les relations sociales, mais aussi acteur engagé dans la vie civile, acteur de sa vie de famille. Cela nécessite d'avoir une visibilité dans la durée.
Les mentalités doivent évoluer pour que l'individu ne soit pas, aux yeux de la société, réduit au contrat de travail qu'il possède et à ses revenus.
7 Annexe : Constitution du groupe de travail

JOC :
Inès Minin ,
Hugo Vandamme

MCC :
Alice Averous
Claire Collignon
Vincent Croixmarie
Alexis Deleplancque

MRJC :
Caroline Bruyas
Nelly Desarmenien
Frédéric Seigne

[1] Le terme n'est pas à entendre ici au sens courant du « bilan de compétences » qui peut être mis en oeuvre au cour de la vie professionnelle.

1 janv. 2006

Vivre Noel autrement - mille manieres de donner

Des associations chrétiennes s’unissent pour la revalorisation du sens de Noël et pour la préservation de l’environnement ; elles relancent une campagne pour l’Avent :

Vivre Noël autrement, mille manières de donner


Une perspective chrétienne

noel autrement,1000 manières de donnerL'an dernier, plusieurs associations chrétiennes se sont regroupées pour lancer la Campagne « Vivre Noël autrement » sur le thème « Noël, bonne nouvelle pour la terre ». En 2006, ces associations ont décidé de maintenir cette mobilisation en faveur de la préservation de l’environnement, comme façon de redonner à Noël sa perspective chrétienne.

Jean Paul II a insisté (discours pour la Journée de la Paix, janvier 1990) sur le fait que la crise écologique est une crise morale.
En effet, la puissance entre les mains des hommes met aujourd'hui la terre en péril et les rend responsables d'inégalités inacceptables. Le combat pour l'environnement reste donc inséparable du combat pour la paix et la justice. Comment peut-on accepter que Noël soit vécue dans une telle insouciance des conséquences de la surconsommation.


Mille Manières de donner

Or Noël n'est-elle pas la fête de la venue du Christ ? Sa naissance dans le dénuement vient apporter justice et paix au monde, aux hommes qu’il aime. Celui qui s’est donné lui-même à tous, nous invite en retour à le recevoir comme il est et à donner comme il le fit. En cette période nous voulons donc proposer de vivre Noël autrement en suggérant « mille manières de donner » sans occulter la fête.
Donner autrement ce n’est pas uniquement donner ponctuellement, c’est également savoir s’investir dans une action, dans une attitude sur la durée tout comme la naissance du Christ a été le point de départ d'une vie qui fut un don total. A Noël, traditionnellement, on offre des cadeaux à ceux qui nous sont proches, et quelle preuve d’amour que de rechercher ce qui fera plaisir, ce qui répondra à l’attente de l’autre !


Donner du sens

Mais si nous essayions d'aller au-delà des seuls dons matériels et de veiller à offrir des cadeaux qui produiront plus de joie que de déchets ? Donnons du sens à nos cadeaux, donnons aussi de nous-mêmes ! Faisons de ce temps de l’Avent le moment d'attention particulière tant pour nos relations humaines que pour la terre. Ainsi, offerte à tous en partage, elle devient un bien précieux qui doit continuer à pouvoir porter du fruit, un fruit de paix parce qu’un fruit qui demeure accessible à tous en signe de vie et pour la vie !


Communiqué de presse octobre 2006

L’ Action Catholique des Enfants (ACE)
L’ Action Catholique Générale Féminine (ACGF)
Les Eclaireuses, Eclaireurs Unionistes de France (EEUF)
A Rocha La Fédération Protestante de France (FPF)
Les Chrétiens dans le Monde Rural (CMR)
Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)
La Communauté Vie Chrétienne (CVX)
Justice et Paix France
Pax Christi France
Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Le Secours Catholique Le Mouvement Chrétien des Cadres et Dirigeants (MCC)